‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 89 sur 114 · Tite-Live, I · texte numérisé non relu

Tite-Live, I

5, Voir infrà.

6. Varron, De lingua latina, VII, 42 ; Cicéron, De oratore, IL, 64 ; etc.—

obtenu dans chaque classe‘ et, en outre, le résultat définitif silôt qu’il est acquis?. Dans les comices électoraux, chaque candidat est élu et proclamé (renunciatus) dès qu’il a obtenu la majorité absolue *; son élection est indépendante de celles de ses collègues, s’il en a. Cette règle soulfre cependant une exception en ce qui concerne les censeurs : pour eux, rien ne vaut tant qu'ils ne sont pas tous deux élus*. Dans les cas fort rares où toutes les divisions votaient, la majorité relative suffisait ; en cas d'égalité, le sort prononçait ÿ.

L'usage en vertu duquel le résultat est acquis dès que la majorité absolue est atteinte, peut entraîner cette conséquence singulière, que, s’il y a plusieurs sièges à pourvoir, un candidat peut être élu, tout en ayant moins de voix qu'un de ses compétiteurs évincés. Un exemple mettra ce fait en lumière. Supposons qu'il s'agisse d’une élection de consuls avant la réforme du VI° siècle et qu'il y ait trois candidats : Valerius, Cornelius et Claudius. IL y a 193 centuries : la majorité absolue est donc constituée par 97 d’entre elles. Claudius arrive le premier à réunir ce chiffre : on le proclame ; Cornelius l’atteint immédiatement après lui et se trouve également élu. À ce moment, Valerius peut avoir obtenu un nombre de voix peu différent de celui de ses concurrents, 80 par exemple. En tout 274 suffrages auraient été ainsi exprimés ; comme chaque centurie est appelée à en émettre deux, ce qui donne un C’est par suite de cette fonction du président qu'il est parfois nommé « rogator comitiorum » (Cicéron, De natura deorum, IL, 4).

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