‹ L’Ostéosynthèse Dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 28 sur 71 · LE TRE · texte numérisé non relu

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également, nous gardant bien de décrire tous les instruments construits pour la chirurgie sanglante des fractures. Chacun peut présenter une supériorité surtout entre les mains de son inventeur. À chacun de choisir suivant sa convenance et de $e constituer un arsenal complet. Mais à notre avis, on ne répétera jamais trop qu'il faut un outillage perfectionné et spécialisé. La chirurgie osseuse est minutieuse. C’est un travail de haute précision: Elle ne saurait être improvisée. Ceux qui ont tenté de le faire n’ont pu arriver malgré toute leur habileté, qu’à des résultats insuffisants. ;

Le dogme de la simplification du matériel à outrance (né par réaction contre la multiplication ininterrompue d'instru-

ments nouveaux et parfaitement justifiable ailleurs) ne peut

raisonnablement être admis ic. Cette Chirurgie jeune encore, exige un matériel spécial, Coûteux. Ces raisons ne sont pas suf- - fisantes pour le lui refuser.

| Technique proprement d'te :

Il est, au point de vue de la technique proprement dite, des règles générales bien développées par Lane (79, 80, 81) et par Lambotte (74, 76), les deux grands apôtres de la méthode. A première vue, il peut paraître audacieux de revenir sur cette question de l’asepsie de chirurgie. Et pourtant personne ne nie que le tissu osseux est le plus inapte à se défendre contre l’infection ; c’est ce qui donne à certains la crainte insurmontable de découvrir un foyer de fracture. Sans aller aussi QUE ilfaut

néanmoins redoubler de précautions.

Trois écueils à éviter :

Le contact des téguments de la région. — Aussi, en dehors des champs environnants placés avant de débuter, il faut aussitôt

après le tracé de l’incision, border véritablement les lèvres de

De eelle- ci avec 4 champs, soit en les faufilant, soit au moyen de pinces — érignes de Doyen par exemple. J usqu'à la suture finale on ne doit pas voir un centimètre de peau.

Le contact des mains de l'opérateur. — Il faut absolument se garder de mettre à aucun moment, un doigt sur l'os. C’est diffieile à éviter, car on est instinctivement poussé à se rendre compte de la position des fragments, de l’obstacle momentané, de la qualité de l’affrontement. Mais c’est de l’œil seulement qu il est permis de tâter. Le matériel de prothèse lui-même ne doit être saisi et « manipulé » qu'à bout de pinces. Seules celles-ci, les rugines et. les daviers auront accès dans la plaie. Pour récliner les lèvres de la plaie, les pinces de Neue seront employées de préférence aux écarteurs.

On a proposé de se servir de gants de fil par-dessus les gants de caoutchouc afin d'éviter la déchirure de ceux-ci au contact des extrémités osseuses. Il vaut mieux se disci- pliner comme nous venons de lexpliquer. Lambotte mettait, Jui aussi, des gants de fil blancs, mais c'était pour vérifier É ne terminant que pas une goutte de sang ne les avait souillés ! re | Enfin, dernier écueil : le draina: 1e:

Même si l’hémostase n'à pas été tout à fait satisfaisante (employer de préférence au catgut, les pinces écrasantes de Lane), le drainage trouve ici une contre-indication des plus … nettes. Ce serait établir entre la profondeur et la surface une 7 communication dangereuse que les mesures sur lesquelles nous venons de nous expliquer se sont à tout prix efforcées d'éviter.

Bien plus, on remplacera avantageusement les crins par les

agrafes qui ne perforent pas la peau. et on placera ces agrafes

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.- extrêmement rapprochées pour réaliser un affrontement très exact.

Nous ajouterons qu’au cours de la réduction, on doit absolument se garder de réséquer en quoi que ce soit les extrémités osseuses qu'il faut rétablir, autant que faire se peut, dans teur forme première. Ce sacrifice osseux serait plus nuisible qu'utile. Seules les esquilles tout à fait détachées et libres seront . enlevées à l'exclusion des grandes esquilles qui, fixées, pourront jouer le rôle de véritables greffes. RS

En terminant l'opération, on enfermera le segment de membre dans un pansement aseptique et on l’immobilisera provisoirement et pour deux ou trois jours avec une attelle.

Pour le membre inférieur, l’attelle de Boeckel bien matelassée, est ce qu'il y à de mieux. Une modification heureuse à lui apporter consisterait en l’inclinaison légère en dehors de la palette inférieure, suivant la direction naturelle de la pointe du pied. :

Dès le Surlendemain, radiographie vérificative.

Quand faut-il commencer la mobilisation ? | SN

Cette question n’est pas résolue de même par tous.

En général, on trouve plus prudent d'attendre une ou deux | semaines avant de permettre les mouvements. Il faudrait cependant prendre garde de ne pas perdre par une immobilisation prolongée, les avantages d’une réduction parfaite, parfaitement maintenue.

Tout est une question d'espèce ; mais on doit se défendre d’une certaine appréhension au sujet du relâchement de la

suture osseuse. Et il ne manque peut être à ce sujet que des.

af 0,

. précédents pour que vienne la confiance et l'assurance néces-

saïres. Nous savons pour notre part un blessé pour fracture de

. jambe fermée, opéré aux armées par M. Picot au moyen d’un

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