‹ L’Ostéosynthèse Dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 29 sur 71 · MAO E · texte numérisé non relu

MAO E

cerelage au Parham et qui, ayant échappé à la surveillance,

fut rencontré moins de 8 jours après l'opération, se promenant

RS du:

Ve LU :

Sans appareil de marche et sans canne dans une avenue de l'hôpital. a

La sécurité que donne dans ces cas un appareil de mârche de

cs

Delbet nous invite à en munir nos opérés, ce qui leur permet

non seulement une gymnastique mais aussi un lever très pré-

PRET ET URSS ; ”

Coces. :

PNT

Pour les fractures articulaires il n’y à pas de doute, et quand la fixation à été satisfaisante, dès le second jour il faut com mencer les mouvements passifs. Ceux-ci ne seront pour ainsi dire nullement douloureux puisque les fragments seront désor-

. mais immuables ; ; et très vite, on obtiendra du patient des

$ ii = - mouvements actifs qu'on l'invitera à à augmenter d'amplitude Ù lentement, mais progressivement chaque jour. On joindra immédiatement massage, air chaud, héliothérapie, et dès le 12e jour après la complète cicatrisation, des bains d’eau chaude. RE On a objecté que cette mobilisation précoce produisait au É: niveau de la fracture des perturbations gênant ce qu’on appelle : ia la cristallisation du cal.

Or, depuis les expériences de Cornil et Coudray, on sait que les petits mouvements au niveau d’une fracture, bien loin de mettre obstacle à la formation du cal, la favorisent. Heitz Boyer à poussé plus loin la conception du. rôle de ces miero-

| traumatismes et pour utiliser cette ostéite irritative « ostéogénique » ainsi qu’il l'a nommée, il à fait établir un petit appa-

reil qu’il emploie pour favoriser la soudure des extrémités

— 74 — ce

osseuses dans les pseudarthroses. En tous cas, le rétablissement précoce de l’état fonctionnel assure la nutrition et la vitalité

des tissus, indispensables à leur réparation.

Au membre inférieur, la marche sera un peu plus retardée.

La force représentée par la masse de l'individu et la résistance

représentée par le sol s'opposent au niveau de la synthèse osseuse. À la cuisse ou à la jambe, comme à la hanche, au genou ou au cou de pied, le travail imposé aux vis ou aux. cerclages sera fonction du poids de l'individu et de toutes ce façons, facteur n’est pas négligeable. C’est donc, suivant les cas, au bout de 15 jours, 3 semaines ou 1 mois que le blessé sera autorisé à marcher, sans préjudice de la gymnastique au lit. |

Reste enfin un dernier point :

Doit-on abandonner ow aller enlever de parti pris le maté-

riel d’ostéosynthèse placé au moment de l'opération ? n 1 } ;

Ceux qui l’enlèvent, invoquent les douleurs (?), les hype- |

rostoses, les éliminations spontanées, les suppurations parfois très tardives. Nous avons étudié plus haut la question. Nous penchons nettement vers l’abandon des pièces de prothèse au milieu des tissus, dans le cas des fractures fermées. À priori, il n'y à aucune raison pour qu’un corps étranger aseptique introduit aseptiquement, ne soit pas toléré par l’organisme. Evidemment si la recherche en est imposée pour un

motif quelconque cette petite intervention sera inoffensive à

condition toutefois d’avoir bien repéré auparavant l’empla-

cement des têtes de vis où des boucles de cerclage, et aussi

de savoir que fréquemment, la plaque ou le fil sont enfouis

Sous un manchon d'os nouveau.

Page 1