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Dans le même ordre d'idées, elle évite peut-être dans certains cas, et dans une certaine mesure, les inflexions secondaires qui ne seraient au reste, pour maïnts auteurs, que
des réductions négligées (Siauve} (127).
Cette contention des fragments permet précocement la mobi-
lisation des articulations, l'exercice des groupes musculaires.
Nous touchons ici à l'argument capital en faveur de l’ostéosynthèse. Il nous paraît en effet avoir une importance considé- rable.
Aux deux éléments (réduction et contention) que comporte toujours le traitement des fractures des membres, il faut, comme le dit Destot (73), en ajouter un troisième : le rétablis-
sement précoce des fonctions du membre.
Par les méthodes d’immobilisation classiques, on supprimait complètement l'activité musculaire. L’amyotrophie était rapide et atteignait un degré extraordinaire. Les tendons perdaient leur souplesse, les organes de glissement (bourses séreuses, gaînes tendineuses) se détruisaient. Les articulations étaient le siège de mouvements douloureux et chez certains individus, restaient enraidies pendant de longs mois, parfois
définitivement.
La circulation des membres qui n’est plus facilitée par le jeu des museles se trouve ralentie, et par suite, la dénutrition se traduit par des troubles trophiques variés ; ce sont de mau- . vaises conditions de consolidation. Il n’est pas jusqu’au squelette qui, perdant ses fontions de Sustentation et de levier ne s’atrophie. Les os, sous l'influence de l’inaction, se décaleifient, ce qui est très apparent sur les radiographies (lécole
allemande s’est attachée à l'étude des fractures secondaires
+8 one du nenhé ‘inférieur, nous y revientrons). 5 ont conduit à te ses Haras de To Ç
2 C’est dans ce même ordre d'idée que Championnière prêcha
tenait insufisamment compte du facteur réduction.
plus parfaites que n ‘importe quel autre moyen, répond aux mêmes possibilités de massage précoce et non seulement de mobilisation se, mais de SyRnrt tique ue Hne
immédiate.
30 Draitement des lésions de voisinage. — S'il est vrai que dansu une fracture, la solution de continuité osseuse n est pas tout, d’aucuns vont jusqu’à dire qu’elle est de second plan ; Let si au contraire, on-doit se préoccuper en vue d’une bonne
guérison, des lésions des parties molles, ce point de vue n’est
à découvert des différents organes permet précisément de les nn s’il y a lieu de traiter leurs lésions. On peut assécher
un hématome, vider une hémarthrose, suturer une capsule
Conséquences fonctionnelles et considérations diverses. — Pe & 2
ds.
sa formule de massage et de mobilisation précoces, mais il.
* Or; Postéosynthèse, tout en donnant réduction et contention :
e “pas à opposer à l’ostéosynthèse: D'une part, les inconvénients a de l'incision cutanée et aponévrotique, du clivage d’un inters-
x tice musculaire sont insignifiants ; mais d'autre part, la mise
no
Les résultats, d’après les interventionnistes, sont évidemment . supérieurs.
Les déviations de toute espèce, le raccourcissement surtout, l’ankylose, les arthrites chroniques, les atrophies musculaires, les troubles trophiques sont réduits dans de grandes proportions ; ceci étant le corollaire des avantages énumérés plus haut. | à :
Maïs la question de l’appréciation des résultats est 1x plus
délicate et la plus contestée. LR
Alors qu'ils devraient apporter la lumière, les faits obscurcissent le débat. Car, de toute évidence, les résultats obtenus par l’une ou l’autre méthode varient éminemment suivant tel
LS
ou tel chirurgien entraîné à telle ou telle pratique.
En tout cas, la rapidité de la guérison semble en faveur de l’ostéosynthèse. Théoriquement et d’une facon générale, nous savons que cela est discuté, mais dans certains cas, le fait est incontestable 3 après beaucoup d’autres, Hallopeau et Alglave: (59), en ont récemment apporté de nouvelles preuves. Lambotte à fourni des délais stupéfiants. Notre observation per-
sonnelle, publiée à la fin decette thèse, plaide dans le mêmesens.
Il est à peine besoin d’insister sur les avantages sociaux que présentent la qualité et la rapidité de la consolidation. A ce propos, notons qu'on doit, dans le choix du traitement d’une fracture et en prévision de la fonction ultérieure, tenir compte de la situation sociale et de la profession manuelle ou
intellectuelle du patient (Willard-Bartlett). Un'avantage enfin, qui, bien que secondaire, n’est pas négli-
geable, est la suppression complète des douleurs dès que les fragments sont bien maintenus,
RES | Très secondaire tbe mais à prendre pose en considéra- | tion, est le point de vue esthétique. 3 TRUE 5, à En dernier lieu, les PUS de l’ostéosynthèse invoquent 2e LAN Le les résultats insuffisants obtenus par les méthodes anciennes; | et ils 8 ’appuient, non sur des cas particuliers dont chacun peut RE F4 être discutable, mais sur des statistiques d'ensemble, sur des é. enquêtes faites auprès des Compagnies d'Assurance, Sur, lens F8
£ Fos des Tribunaux, 6 ou encore sur des examens en série.
en nan de) à
Bérard, au | Congrès de Ohirargie, de 1911, ne que.
De 3 à 6 mois chez 125 malades soit 62 %.
De 6 à 10 mois chez 42 — 21%. # , De 10 mois à 1 an et plus chez 8 malades soit 4 %
| H'incapacité partielle et définitive a été égale à :
LS 0 % chez 92 malades (guérison complète) 16 %. BA25L ne HAT2SE —— soit ET RSR S en it — PRES $ 17 %. ï PRTEO MOD NN CU — es .
« L éternelle routine pèse ici lourdement sur le PR r Et 21e
ste à one dans l'intérêt des travailleurs (les grands DORE
É a avant de les Ho au chirugien » (arribotte) (7 6)
En L | LY
. «Les traitements adoptés universellement dans tous nos hôpitaux sont tout simplement désastreux. On les continue parce qu’on ne se rend pas compte de la perte considérable et même de la ruine que nos méthodes imparfaites infligent à. nos malheureux malades. C’est une folie que de continuer les méthodes actuelles de traitement » (Lane) (78). 5
B) CONTRE L'OSTÉOSYNTHÈSE: \. , : Ve
ho Inutilité de la réduction « anatomique 5, C8 qui importe, c’est avant tout le résultat fonctionnel, c’est le degré d'invalidité du blessé après quelques mois de convalescence où il se. accommodé. Or, les faits existent où, malgré une réduction
révélée imparfaite en fin de traitement par un cliché radio. ù
graphique, il n'y à aucune impotence fonctionnelle. Beaucoup de chirurgiens ont insisté sur ce point Guen Championnière, Depage, etc.) (29). | Cependant, de tels faits ne sont pas la règle (Gosselin) et. - Lejars a pu écrire : « La guérison morphologique et la guérison fonctionnelle sont absolument FRONSUEs ». Et encore : ER Toute méthode qui n’assurera pas la coaptation précise et permanente à ne donnera jamais qu’'insuecès. » : à D'autre part, qui ne voit le danger à trop présumer des réadaptations spontanées, et. où Arret ne cette voie qe C’est vers le rétablissement de los dans sa forme première, vers la coaptation idéale qu’il faut tendre; 1 l’ostéosynthèse nous offre le moyen de Loteintire Quels sont ses ren +. 20 L'opération. — Nécessité de faire subir au patient une anesthésie (narcose ou rachi-anesthésie), une éme san-
glante peut-être longue, de lui imposer somme toute, un shock
réel. Cette considération prend une vraie importance si la résis-
sa “grand | compte de l'âge, des su héréditaires ou acquises, de NT 9 .
à l'état EN
| gées impliquant des mouvements larges, emploi d’instru-
; ‘échec complet.
Mais nous ne pensons scandaliser personne en écrivant
nt À
ai ne doit plus Y: avoir aujourd” hui de répugnance à à ouvrir
plus confé qu'à den mains En Cela est un gros grief au ‘invoquent. les adversaires de la méthode. Mais n’en est-il ‘è pas de même pour toutes les grandes opérations ?
Bt. puis cette spécialisation ne serait-elle pas plutôt un
immense bénéfice ? Tout le monde se croit capable de réduire
mais il s'explique puisqu’ on peut toujours croire avoir obtenu Je : meilleur rendement fonctionnel possible.
| Cependant, le traitement classique sérieux d’une fracture ne. réclame- É il: pas une surveillance attentive presque jour-
* nalière 4 Et pourtant on en fait bon marché dans certaines
tance ‘du sujet n “offre pas toute garantie ; il faut donc tenir
30 Dardr d'infection. — ee COUrS Be manœuvres prolon-
"1 «ments A nombrenx, la mise à nu sur une vaste étendue d’un ne
“une fracture fut- ele oStéo- articulaire. D’ ailleurs on accepte
tant bien que mal une fracture. Cet optimisme est injustifié, |
conditions (à la campagne par exemple) mais là le pronostic.
vital n’est pas en jeu, il est vrai!!!
Au contraire, vues les menaces de grandes complications en
cas d'insuffisance de technique et vues surtout les difficultés
de cette technique, la réduction à ciel ouvert sera remise en
bonnes mains.
Et en allant franchement au fond des choses, c’est cette
difficulté dans l'exécution en tous points correcte d’une ostéo-
synthèse, qui s'oppose par dessus tout au. triomphe de la
méthode. Et comment mieux que Lambotte : « Il est bon de
dire et de répéter que la chirurgie des fractures est souvent très difficile ; elle réclame de la part du chirugien une grande préparation et une éducation toute spéciale. II ne faut l’entreprendre qu'avec un matériel complet et une connaissance
parfaite de la technique. Que de chirurgiens ont entrepris à
la légère des ostéosynthèses qu'ils croyaient faciles et se sont
heurtés à des difficultés qu'ils n’ont pas surmontées ! ! Que de désastres passés sous silence et qui expliquent lostracisme
féroce de certains opérateurs ! »
50 Les méfaits de la prothèse métallique. — A) C’est d'abord
l'intolérance du matériel de suture. Elle se manifeste par l’établissement d’une fistule, puis par l'élimination du corps étranger,
par de l’ostéite raréfiante, par du gonflement a +. Rappelons pour mémoire la gêne que peut occasionner Ja
présence d’une boucle de fil de fer ou d’une tête de vis à - o
fleur de peau.
L’élimination d’une plaque, la fistulisation établie autour 1
d’un fil de cerclage et ayant nécessité son ablation, ont été.
signalées par tous les chirurgiens qui se sont occupés de la ques-