‹ L’Ostéosynthèse Dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 47 sur 71 · mouvement sans frottement ou eraquement · texte numérisé non relu

mouvement sans frottement ou eraquement

| le jeu de Farheuia tion, RAR satisfaisant, continue à

ke -OBSERVATION X -ALGLAVE. — Fracture diacondylienne de l'extrémité inférieure du — fémur. (6) — Femme de 42 ans qui fait, le 21 juillet 1912, une chute d’une hauteur de ee marches d’un ésealier et se brise le fémur. Elle est transportée à l’'Hôtel-Dieu, dans le service du professeur

Reclus.

Suites opératoires. — Les suites de cette opération sont simples.

he atteint le 1/4 de son amplitude habituelle. ARR ne

Les radiographies montrent qu'il s’agit d’une fracture diacondy-

lienne en Ÿ.

La branche inférieure de l'Y divise les 2 condyles qui joe écartés Pun de l’autre de plus de 1/2 centimètre et se chevauchent dans le sens antero-postérieur et aussi de bas en haut.

La branche externe de l’Y sépare le condyle externe de la diaphyse et va aboutir sur le bord externe de celle-ci, à quelques centimètres au-dessus du condyle. La branche interne se prolonge ainsi en haut par une lame osseuse en forme de lame de sabre qui a basculé en arrière pour embrocher le muscle vaste interne. SR

Le fragment diaphysaire à une forme tourmentée, et.son extremité tranchante et irrégulière chevauche les fragments vondyliens.

Dans ces conditions, la malade nous est adressée à la Pitié dans le service de M. Arrou, par MM. Kendirdjy et Moure, onze jours après la chute qui à provoqué la fracture.

La préparation du membre à l'opération est faite suivant les règles indiquées et l'opération est pratiquée par nous le 6 août 1912, seize jours après l'accident, sous anesthésie chloroformique et avec l’assistance de M. Moure.

Une technique identique à celle décrite dans lobservation IL est suivie pour la mise à découvert des fragments et leur réduction.

On remarque cependant que les fragments sur lesquels on intervient ici, seize jours après l’accident, sont regouverts d’une épaisse gangue, déjà durcifiée en une ébauche de cal provisoire et qu'il s’agit d’enlever de toutes parts pour favoriser la réduction et arrêter le développement des osteophytes possibles, autour des fragments. Après quelques tentatives, la réduction finit par être obtenue d’une façort assez satisfaisante. Pour les condyles, la contention est assurée par une vis de Lambotte et, pour la fracture diaphyso-epiphysaire, elle l'est par deux puissants fils métalliques disposés en ligatures.

L'opération est terminée en rapprochant les deux moitiés de la

rotule par une vis appropriée et en suturant au fil de lin les plans fibreux pré et perirotuliens, comme aussi la capsule fibreuse articulaire et les aponevroses latérales. On ferme la plie sans drainage par une suture cutanée aux crins de Florence.

Suites opératoires. — Au 6€ jour, l’opérée ne souffrant pas du tout, on enlève la gouttière et le membre est laissé libre dans le lit, la plaie

vpératoire Ho er par un simple pansement., Dès ce moment,

da malade commence à remuér un peu son membre ét, à mobiliser son articulation du genou.

Au 11e jour, elle soulève elle-même sa jambe pour s'asseoir au bord “de son lit avec les jambes pendantes. Elle répétera cette manœuvre

À chaque j jour, deux ou trois fois par jour.

| Au 28e jour, elle se lève d’ “elle- même et s Rte sur la chaise qui est - “auprès de son lit. LH AS

Au 29° jour, nous enlevons la vis adrien qui fait un peu saillie sous la peau, L’ablation est faite à la faveur d’une minime inçision et après injection de quelques gouttes de cocaïne sous la peau. » Au 346: jour, la malade se lève et fait Fe tour de son Jit Sans Vaide ie personne. :, = Au 3 35° jour, sont anses les radiographies et Mie Au 45€ jour, la nalade va et vient dans la salle où elle est couchée, ‘& monte et descend les escaliers de l'hôpital pour aller se promener dans la cour, marchant sans Te d'aucune sorte. \ se 62e jours elle quitté Phôpital. Elle marche parfaitement bien.

ne | onsERvanos Se Ne 2

= ALGLAVE (6). ——. Fr acture diacond ylienne de l'extrémité inférieure du. fémur. — Homme 32 ans, projeté d’un tramway en marche, le - 8 août 1912. Dans cette chute, le genou droit va porter contre un arbre au bord de la route, et il se pastis une fracture de l'extrémité nférieure du fémur.

Entré à Laennec, les radiographies nous montrent une fracture dincondylienne en Y, avec chevauchement et écartement des condyles. + un par rapport à l’autre, et du fragment diaphysaire Pe rapport aux fragments condyliens. ; Nous le faisons transporter à la Pitié, dans le service de notre maître M. Arrou, et nous ly opérons le 14 août 1912. | Nous abordons la fracture par la voie transtuberositaire antérieure du tibia, et nous suivons pour les ‘autres temps opératoires, la : nique indiquée à l'observation IX.

Tyaici un épanchement sanguin considérable dans le genou, sous “iorie de sang liquide et de caillots.

Après réduction parfaite, les fragments condyiens sont maintenus

par une longue vis de Lambotte, ot le de diaphysaire est maine tenu rapproché de FÉDRee par un fil de bronze a solide, lui même immobilisé par une NÉS CNRS RER Ab . | DURE WE

DA D opération est terminée en nca tant par des points au fil de lin le eul.de sac articulaire sous quadrieïpital, les attaches du Higament.

“adipeux au ligament rotulien, la. ‘capsule fibreuse articulaire et les.

plans aponévrotiques latéraux. + La tuberosité autérieure est refixée en bonne position par une vis enfoncée perpendiculaîrement dans le tibia,et dont la tête va se dissi-

“ee

muler dans les fibres d’insértion du ligament: rotulien. é ee

RE plaie est refermée sans drainage et, ‘après pansement, le membre

est replacé dans une gouttière. NE Ro A AE ee Au 10€ jour, les fils cutanés sont enlevés ét, au 15e jour, lé malade.

commence à: S’asse0ir au bord de son Hë pour assouplir SON genou.

Ré :n

ER . + OBSERVATION XI P. FREDET. — Fracture dyccondylienne du fémur. gauche (51). Réduction sanglante, onze jours après Paceident. AN Réunion des condyles par une grande vis de Lambotte. = Maintien de la coaptation par un appareil plâtré. Suites immédiates sans incident. Suppression de eo plâtré me le 50° jour. Marche le 60°, sort los re ie Suites éloignées. - — Malade revu au- bout des six mois. Résultat ana tomique passable, Résultat fonctionnel satisfaisant, le malade marche

et a pu reprendre son métier de maçon.

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