ANATOMIE PATHOLOGIQUE
FRACTURES SUPRA-CONDYLIENNES DU FÉMUR
Ces fractures siègent en moyenne à 4 centimètres de l'extrémité inférieure de l’os. Le trait de fracture peut être transversal | | (Trélat) (134) ; en général, il est oblique pe en bas et en à à arrière, plus souvent en bas et en avant. S SE
Enfin dans des cas plus rares, l’obliquité os latérale.
Les fragments sont parfois engrenés et alors le membre est raccourci (2 cm. 5) et dévié si l’engrènement ne s’est pas fait exactement dans l’axe du fémur. Il peut arriver que la pénétration de la diaphyse produise une fissure où même un éela- ee tement dans l'épiphyse, mais alors ces fractures rentrent dans celles que nous étudierons au paragraphe suivant. ue
Il est exceptionnel qu’il n’y.ait pas de déplacement et que
la fracture reste sous-périostée. Dans la re des Cas, les fragments en biseau Chevauchent et dévient. :
C’est habituellement le et supérieur taillé en pointe
acérée qui, dirigé en avant, vient embrocher souvent profondément la masse musculaire du quadriceps, menacer les téguments ou les perforer ; s’il siège plus bas, il arrive qu’il ouvre le cul-de-sac synovial supérieur, soulève la rotule qu'il immobilise. Le fragment inférieur est attiré vers le haut par
les muscles postérieurs de la cuisse ; dans les fractures obliques,
ÿ fe D.
Wa \ à
Mu il se fiche dans les masses musculaires ; dans les fractures
transversales, il bascule en outre plus ou moins en arrière jus-
= “qu'à 900 (Boyer). Ce mouvement. en SU nmeUte) lui est imposé
par la traction qu exercent les jua, nous sur les condyles ; et cette traction élastique — il est important de le mettre em: évidence — est entretenue de façon continuelle après la fracture par la tonicité des . muscles. Il sera donc difficile de lutter contre elle, étant donnée sur- © tout la brièveté du tronçon osseux.
Celui-ci, également pointu, est un
danger pour les nerfs et pour les
vaisseaux poplités, qu'il peut blesser
ou comprimer (Jourdan). L'ouverture fra. 1. — Schéma de frac-
5 ture sus condylienne du -de l'artère causée par une esquille fémur. Déplacement des fragments (d’après For-
ou le fragment mobilisé, entraîne GUE). ;
nn anévrysme diffus. La seule com-
pression amène des troubles circulatoires : ischémie, gan- :
grène, formation d’escarres pouvant ensuite se détacher, ete. Rarement, les fragments chevaucheront en sens inverse
- (fragment supérieur en arrière vers les vaisseaux, fragmentinfé-
rieur en avant); rarement aussi dans le plan frontal, et alors”
__ c’est le fragment épiphysaire qui est attiré en dedans par le grand adducteur. Dan tous ces cas, le décalage est encore considérable et le raccourcissement du membre important. Si le trait de fracture est dentelé, c’est une difficulté de plus à la coaptation.
Au voisinage du foyer, les ae ne sont se spéciale-
Las