‹ Louis 16. et sa courChapitre 140 sur 193 · I.OCIS XVI ET SA CO EH · texte numérisé non relu

I.OCIS XVI ET SA CO EH

avaient caractérisé sa première jeunesse. On l’avait vu, presque enfant au séminaire, dessiner le chateau de Bricnne, qui devait coûter une somme immense, et s’en remettre à l’avenir, avec une assurance inouïe, pour en réaliser l’exécution. Meme alors, il disait qu’il deviendrait ministre : préoccupation d’homme médiocre, qui chez plus grand que lui eût été la divination du génie. Il était entré en Sorhonne, où, dit un de ses anciens compagnons (i), il étudia la théologie pour devenir évêque, et le cardinal de Retz pour être homme d’État. Il v soutint Une thèse athée, avec les réserves d’un jésuite; car il avait imaginé d’avoir un pied dans chaque parti qui pouvait saisir le pouvoir (2); et la question était encore entre les jésuites et les philosophes. Quand elle se fut déplacée, Loménie ne se montra plus que ce qu’il était au fond, c’est-à-dire incrédule; le duc de Choiseul, à qui il était dévoué, le fît nommer par M. de Jarente, ce prêtre si mo iliaque et dissolu, évêque de Condom, et trois ans après, archevêque de Toulouse. C’était lui qui avait désigné l’abbé de Yermondà M. de Choiseul, quand on eut besoin d’envoyer à Vienne un précepteur (pii apprît la France à Marie-Antoinette; etVermond reconnaissant répétait journellement à la reine : « que Brienne était l’homme qu’il fallait faire mi-

(1) Mém. de l'abbé Morellet.

(2) Voir Soulavie, Mém. du règne de Louis XVI, t. VI, p. 219.

— Droz, Hist. de /.ouïs XV/, t. 1, p. ">l 1 '

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