I.Ol'IS XVI KT SA coin
confiance de Galonné estait pins la foi «à la fortune, à 1’ (‘toile de la circonstance; tandis que Brienne puisait la sienne dans l’idée (le son incontestable supériorité. Il se croyait naïvement le Richelieu de son époque, et il trouvait extrêmement commode d’avoir la facilité qui manquait à Richelieu, de placer l’arbitraire de ses plans sous le couvert de la philosophie. Du reste, on impose tant aux hommes avec des attitudes , qu’il s’était fait grandement considérer aux Notables. Son début comme ministre y fut très-heureux; il y parla de la nécessité d’un emprunt de quatre-vingts millions, et ses anciens collègues y souscrivirent avec un empressement qui donnait à leur adhésion l’expression flatteuse d’un vote de confiance.
Et cependant ils ne changèrent ni de langage ni de volonté; comme au temps de Galonné, ils demandèrent qu’on leur livrât les comptes de finance. Il fallut bien cédera cette instance, qui était légitime du reste, qui
Galonné eut recours aux moyens les plus atroces pour achever de perdre Marie- Antoinette dans l’opinion : « La reine redoutait M. de Galonné , et c’était à juste titre. Elle avait acquis la preuve que cet aneien ministre était devenu son plus cruel ennemi , et qu’il se servait pour noircir son caractère des moyens les plus vils et les plus criminels. Je puis attester que j’ai vu dans les mains de la reine un manuscrit des Mémoires infâmes de la femme Lamotte, qu’on lui avait apporté de Londres, et qui était corrigé , de la main même de M. de Colonne, dans tous les endroits où l’ignorance totale des usages de la cour avait fait commettre à cette misérable de trop grossières erreurs. » ( Mém . de madame Campan, p. 270. )