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par sa diplomatie, était alors plus une et politiquement plus forte que le pays dont il parlait . Ses dernières années avaient été glorifiées par une modération aussi imposante que tous les succès militaires, et c’était à lui que Versailles devait le dernier acte honorable de sa politique étrangère , cette intervention de Tcschen qu’on n’aurait pas osée sans lui.
Tel était alors l’état de l’Europe : toutes les puissances qui la composaient l’emportaient en intelligence, en dignité et en lumières sur les conseils de Versailles. Avec l’impéritie de ses chefs , avec ses finances épuisées, son anarchie intérieure , cette guerre des parlements et de la cour, l’indiscipline de son année, la France, comme les nations qui ne savent plus se conduire, eût pu encourir le danger et la honte d’un partage. Pourquoi les cabinets de l’Europe n’y pensèrent-ils point? Ils avaient tous l’avidité et la jalousie qui poussent au démembrement des Etats. Ce Louis XVI, qui ne porta jamais d’épée , ne ressemblait pas à son aïeul Louis XIV : il ne parlait point de se mettre «à la tête de sa noblesse pour mourir sur les ruines de la monarchie. Une guerre , sous un prétexte ou sous un autre, était bonne à faire; «'Ile eût pu réussir. Pourquoi ne la fit-on pas? pourquoi pitt,avec son génie qui voyait de si loin, fut-il si prompt à désarmer? C’est que si la puissance politique'de la France était diminuée, si elle se réduisait chaque jour, il y avait plus en elle que de la puissance politique : il
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\ avait la force sociale, d’où devait sortir une puissance politique nouvelle. Il y avait une pensée publique plus liante que les instincts d’un gouvernement dégradé. Il y avait une force qui allait s’organiser elle-même, qui s’était développée dans les liens d’un système de gouvernement trop étroit et qui éclatait. C’était là ce qui sauvegardait la France, exposée à tout par les fautes de ses maîtres, et ce qui heureusement n’était à la disposition de personne, ni d’un roi incapable, ni d’une reine entraînée, ni d’un ministre corrompu.