‹ Louis 16. et sa courChapitre 171 sur 193 · ns XVI F. T SA f.Ol R · texte numérisé non relu

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D’Espréménil, après quelques mois de séjour dans res îles, reprit sa place parmi scs collègues, toujours inquiet, ombrageux et prêt au combat. Mais le fantôme du despotisme, qu’il avait tant évoqué, céda la place à un autre : ce fut le fantôme de la Révolution; on retrouve dans tous 1rs désordres d’esprit de re visionnaire, un souvenir des soirées de son ami Cagliostro. Lui (pii avait été plus véhément que personne à réclamer les États généraux, il se mit «à les craindre et à les entraver. Mais il désirait y être élu; son ambition reprit le dessus un instant sur ses terreurs, et il fit délibérer sa compagnie de manière à regagner les suffrages du tiers état.

Quand le gouvernement eut congédié les Notables, il lui resta une tâche épineuse : ce fut de régler tous les points sur lesquels il les avait consultés. De toutes parts il venait des manifestations contraires à leur vœu; la polémique des •écrivains ne se rallentissait pas ; les assemblées provinciales, les grandes communes, les corps de métiers, les sociétés politiques, votaient des adresses, et demandaient ardemment le vote par tête et le doublement du tiers. Ainsi, le travail des Notables devenait

jetèrent le plus de ridicule sur d’Espréménil , que Mirabeau appelait Crispin-Catilina , il y en eut un de l’avocat général Servau : c’était une prétendue lettre du gouverneur des îles Sainte-Marguerite, qui réclamait un fou échappé de la forteresse, et dont il citait les propos ordinaires : c’étaient les phrases que d’Espréménil débitait sur sa route.

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