‹ Louis 16. et sa courChapitre 50 sur 193 · LIS XVI UT SA COU h · texte numérisé non relu

LIS XVI UT SA COU h

Quand Neckcr se retira des affaires, la guerre d'Amérique était fort avancée. Cette guerre, à laquelle il s’était opposé, par un mélange de calculs d’économie et de scrupules moraux , était cependant un acte intelligent et juste au point de vue de la politique, et parfaitement juste au point de vue du droit. Si Nccker avait possédé la supériorité que ses partisans lui donnaient, il aurait souscrit à cette guerre, qui relevait la France de l’état d’abaissement où l’avait mise la guerre de i^G3. Au contraire, il s’y résigna avec peine, aveuglé qu’il était par le désir de bien faire sa charge , dont les difficultés s’amoncelaient devant les obligations de la guerre, et aussi par cette religion de justice qui l’honore, mais pour laquelle on se sent moins de respect quand elle vient consacrer l’erreur. En reprenant les événements de cette guerre à son origine, on en jugera mieux la légitimité pour la France, et on reconnaîtra combien Necker se trompait en s'y opposant .

Au moment où Louis XVI montait sur le trône, les colonies d’Amérique se soulevaient contre leur métropole. Ces colonies, fondées, comme l’on sait, au com-

mencement du dix-septième siècle, avaient reçu, dès leur établissement , des institutions de liberté qui leur donnaient la fière individualité d’un peuple. Ainsi elles avaient le jury, les assemblées provinciales, le vote des subsides. Sur tous ces points, l’Angleterre s’était montrée généreuse. Ta* seul côté où elle ne le lui pas , où elle

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