SCÈNE V
RAYMOND, Soldats musulmans.
RAYMOND
Des chrétiens tel est donc le courage!
Sous un ciel étranger, vaincus, dans l’esclavage,
Par les plus grands revers aucun n’est abattu :
Et mon cœur étonné Malheureux, que dis-tu?
Oui, c’est avec raison que ce calme t’étonne,
Il n’est pas fait pour toi : l’innocence le donne.
Quels regards outrageants ils ont lancés sur moi!
Quel mépris ce chrétien Ce chrétien fut mon roi !
Chassons un souvenir qui me perdrait peut-être : Memphis est ma patrie , Almodan est mon maître.