‹ Louis 9. tragedie en cinq actesChapitre 33 sur 57 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

NOURADÏN.

Tu trahis tes devoirs.

ALMOD AN.

Respectes-tu les tiens ,

Indigne musulman , protecteur des chrétiens?

Ah ! loin de leur prêter ton appui tutélaire ,

Ne dois-tu pas contre eux partager ma colère? L’Europe à ta patrie ose encore insulter,

Et par un grand exemple il faut l’épouvanter.

Ce zélé pour un roi que poursuit ma vengeance A d’étranges soupçons pourrait donner naissance ; Des leçons des chrétiens je reconnais les fruits.

Eh bien ! montre la route à mes guerriers séduits ;

J1 en est, je le sais, qui suivront tes exemples.

De notre saint prophète abandonnez les temples , Allez , de Mahomet infidèles enfants ,

Sur les autels du Christ faire fumer l’encens ;

Mais, en quittait le dieu qu’adoraient vos ancêtres , Craignez les châtiments que je réserve aux traîtres. NOURADÏN.

Je t’app rend rai bientôt qui de nous doit trembler.

Au chemin de l’honneur j’ai cru te rappeler,

i‘ar d’outrageants soupçons peuses-tu me confondre?

Ce serait m’avilir que daigner y répondre.

Je n’ajoute qu’un mot. Tes serments sont sacrés :

Il faut que les chrétiens par toi soient délivrés ;

C’est pour veiller sur eux qu’en ce lieu je demeure. Almodan , souviens-toi que je te donne une heure.

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