CHAPITRE IX
divers ouvrages étaient soumises chaque jour à son inspection; leur exécution, grâce au talent de M. Nicolet, était admirable pour l’époque. Le professeur Arnold Cluyot, dans sa biographie d’Agassiz, s’exprime ainsi au sujet des planches des « Poissons d’eau douce » : « On est émerveillé de leur beauté « ainsi que de la perfection du dessin et du coloris, « quand on rélléchit que c’étaient presque les pre- « miers essais dans l’art nouvellement inventé de la « chromolithographie et que ces planches paraissaient « dans un moment où la France et la Belgique ré- « pandaient avec profusion des récompenses pour « des ouvrages semblables, qui, bien que très infé- « rieurs, étaient envisagés pourtant comme occupant « le premier rang dans les progrès de l’art. »
Tout ce travail aurait difficilement pu être exécuté sans aides. En 1837, M. Edouard Desor vint rejoindre Agassiz à Neuchâtel et, pendant bien des années, resta intimement associé à ses travaux scientifiques. Une année ou deux plus tard, M. Charles \ogt se réunit au groupe d’investigateurs et d’artistes dont Aaassiz formait le centre et la force. M.* Ernest Favre parle en ces termes de cette période de la vie d’Agassiz : « L’énergie qu’il déploya pendant ces
« années fut quelque chose d’inoui et dont 1 his- « toire de la science n’offre peut-être pas d’autre « exemple 1 . »
Parmi les recherches zoologiques les plus importantes de cette époque, on doit mentionner celles sur les Mollusques. La méthode qu’ Agassiz employait
i Louis Agassis, par Ernest Favre, p. 16.