‹ Louis AgassizChapitre 11 sur 387 · AGASSIZ A LAUSANNE · texte numérisé non relu

AGASSIZ A LAUSANNE

et l’anatomie y figurent avec plus ou moins d’histoire naturelle générale. Tout est tenu avec une remarquable propreté; même les premiers cahiers de français, d’allemand, de latin et de grec, ainsi que ceux de compositions, sont écrits distinctement, sans tache ni rature. Les sujets, divisés par des titres bien distincts, prouvent déjà la tendance d’Agassiz à une classification méthodique de faits et de pensées.

Évidemment l’espoir d’échapper à la carrière commerciale à laquelle on le destinait et de se vouer aux sciences et aux lettres, commence à se faire jour; il éprouvait déjà les charmes de l’étude, et le goût de la science, qui se manifestait sous forme d’amusements plutôt que de recherches sérieuses, s’emparait de plus eu plus de son esprit. Arrivé à l’àge de quinze ans, le moment était venu où, suivant le désir de ses parents, il aurait dû quitter le collège pour entrer dans la maison de banque de son oncle Mayor, à Neuchâtel, mais il demanda instamment un nouveau délai de deux années pendant lesquelles il continuerait ses études au collège de Lausanne. Appuyé par plusieurs de ses maîtres et particulièrement par M. Rickly qui supplia la famille de prendre en considération son intelligence remarquable et son zèle pour l’étude, Agassiz réussit à vaincre toutes les difficultés; ses parents, du reste, firent toujours pour l’éducation de leurs enfants tout ce que leurs moyens leur permettaient.

Il fut donc décidé qu’il irait à Lausanne, où s’accentua son goût pour tout ce qui concerne l’histoire naturelle. Le professeur Chavannes, directeur du Musée cantonal, possédait la seule collection d’histoire

Page 1