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ETUDE DES GLACIERS

qu’il cherchait, c’était le rapport qu’ils avaient entre eux. Adoptant la même méthode comparative que pour les poissons fossiles, il voulait suivre pas à pas les traces de la glace, jusqu’à ce que les faits isolés, étant comparés et coordonnés, prissent une signification plus générale et révélassent d’un bout à l’autre l’histoire des glaciers.

Dans ses explorations de 1838, il observa partout les mêmes phénomènes : les surfaces polies et striées; les roches arrondies et moutonnées, situées souvent bien au-dessus et bien au delà des limites actuelles des glaciers; les anciennes moraines, depuis longtemps abandonnées par la glace, mais qui en déterminent encore l’emplacement primitif; les blocs erratiques transportés fort loin de leur lieu d’origine et disposés dans un ordre et d’une manière qui ne peuvent être expliqués par l’action des eaux.

Quoique ces excursions offrissent des dangers et des fatigues, elles étaient pleines de charmes pour des hommes qui, si sérieux que fut leur but, étaient cependant encore assez jeunes pour se lancer, comme des collégiens, dans des entreprises aventureuses. Agassiz n’avait que trente-un ans; marcheur infatigable, il aimait à faire des courses forcées et à grimper sur les rochers les plus escarpés. Dinkel raconte que, s’étant arrêtés un jour à Grindelwald pour se reposer, ils furent accostés par un voyageur âgé, qui, les ayant entendus prononcer le nom d’Agassiz dans leur conversation animée, leur demanda s’il avait peut-être sous les yeux le fils du célèbre professeur de Neuchâtel. Leur réponse le frappa d’étonnement; il ne pouvait croire qu’un si jeune homme fût précisé-

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