AGASSIZ. POISSONS DU VIEUX GRÈS ROUGE
« là, pour nous, un type entièrement nouveau, sur « le point de rentrer dans la série des êtres pour « la première fois depuis le moment où il avait cessé « d’exister, car jusqu’ici rien de ce qui nous avait été « révélé des créations éteintes 11e pouvait nous faire « soupçonner son existence. Tant il est vrai que « l’observation senle est un guide sûr dans les lois « du développement des êtres organisés et que nous « devons lions mettre en garde contre tous ces sys- « tèmes de transformation d’espèces, si légèrement « inventés par notre imagination. »
L’auteur ajoute que la découverte de ces fossiles est due essentiellement à Hugh Miller et que son propre travail s’est borné à l’identification de leurs caractères et à la détermination de leurs rapports avec les autres poissons fossiles déjà connus. Cet ouvrage consacré à une faune si extraordinaire nécessitait toutefois des comparaisons innombrables et réitérées, ainsi qu’une étude minutieuse des plus petits fragments de ces fossiles. La plupart des matériaux furent obtenus en Ecosse, et Sir Roderick Murchison lui remit aussi sa collection particulière du vieux grès rouge de Russie, ainsi que différents exemplaires provenant du même pays. Les poissons fossiles du vieux grès rouge intéressaient Agassiz non seulement à cause de leur structure particulière, mais aussi parce qu’avec eux la classe des vétébrés prenait place pour la première fois dans les couches fossilifères qu’on envisageait alors comme les plus anciennes. Lorsqu’il commença ses recherches, 011 n’avait encore découvert aucune trace de vertébrés au-dessous du terrain hou i lier. Suivant son opinion,