CHAPITRE XII
la présence des poissons dans les couches dévoniennes et siluriennes plaçait le type des vertébrés au même niveau que toutes les classes d invertébrés et prouvait que les quatre grands types du règne animal, les Radiés, les Mollusques, les Articulés et les Vertébrés avaient paru simultanément.
« Il est dès lors démontré, dit Agassiz, que les « poissons furent compris dans le plan des premières « combinaisons organiques, qui devinrent le point « de départ de tous les habitants de notre globe « dans la série des temps h »
Suivant lui, cette simultanéité d’apparition, aussi bien que la richesse et la variété qui caractérisent, dès le commencement, les classes d’invertébrés attestent « l’impossibilité de rattacher les premiers habitants « de la terre à un petit nombre de souches qui se- « raient allées en se diltérenciant sous 1 influence de « changements dans les conditions extérieures d’exis-
« tence. »
Il ajoute : « J’ai déjà présenté ailleurs mes vues « sur le développement qu’ont parcouru les dillerentes « créations pendant l’histoire de notre planète. Mais « ce que je voudrais prouver ici par une discussion « approfondie des faits rapportés dans les pages sui- « vantes, c’est la vérité de cette loi, maintenant si « clairement démontrée dans la série des vertébrés, « que les créations successives ont parcouru des « phases de développement analogues à celles de « l’embryon pendant son accroissement et sembla- « blés aux gradations que nous montre la création
i Introduction des Poissons fossiles du vieux grcs rouge, p. Z2.