‹ Louis AgassizChapitre 171 sur 387 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

« d’ouverture de ces études publiques un intérêt sym- « pathique et affectueux auquel personne sans doute « n’a pu rester étranger.

« On retrouvait d’ailleurs dans son exposition préli- « miliaire toutes les qualités auxquelles M. Agassiz a « accoutumé ses auditeurs, cette parole abondante et « facile qui fait ressembler ses cours à une causerie « savante; cette aisance digne, jointe à la simplicité « et, si j’osais même le dire, à la candeur d’un savant « qui ne procède pas, comme tant d’autres, par voie « d’aphorismes et en rendant des oracles, mais qui fait « assister son public à l’élaboration et au résultat de « ses recherches; cette faculté de généralisation s’ap- « puyant toujours sur l’étude patiente des faits scien- « tifiques, qu’un enseignement déjà long lui permet « de présenter avec une clarté remarquable et dans « un langage à peu près à la portée de tous. Je ne « suivrai pas le savant professeur dans la déduction

« des idées qu’il a exposées 11 me suffira de dire

« que M. Agassiz se propose de montrer dans le dé- « veloppement général du règne animal l’existence « d’un plan déterminé, préconçu et successivement « réalisé; en d’autres termes, la manifestation d’une « pensée supérieure, de la pensée de Dieu. Cette « pensée créatrice sera poursuivie et recherchée sous « trois points de vue différents : d’abord dans la « pensée qui apparaît, au milieu de la diversité de « leur organisation, entre toutes les espèces animales « existant aujourd’hui à la surface du globe; puis, « dans leur distribution géographique sur les diffé- « rentes zones de la terre; enfin, dans l’examen des « êtres organisés, à partir des époques primitives

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