‹ Louis AgassizChapitre 172 sur 387 · AGASSIZ A GENÈVE · texte numérisé non relu

AGASSIZ A GENÈVE

« jusqu’à celle de la constitution définitive et actuelle « de notre globe. »

L’été de 1845 fut le dernier qu’Agassiz passa en Suisse ; il en profita pour faire encore une visite courte et précipitée au glacier de l’Aar, au sujet de laquelle aucun détail n’a été conservé. 11 ne pensait pas alors qu’il prenait un congé définitif de sa cabane perdue au milieu des rochers et des glaces.

A peine de retour du glacier de l’Aar, à la lin d’août, il se rendit à Genève à la réunion de la Société helvétique des sciences naturelles. M. le professeur L. Favre, qui s’y trouvait aussi, nous écrit à ce sujet : « J’eus l’inestimable avantage de faire le trajet « en bateau à vapeur avec MM. Agassiz, Léopold de « Buch, J. de Charpentier, B. Studer, A. Guyot, Louis « Coulon, Dollfus-Ausset, DuBois de Montperreux, « IL Ladame et bien d’autres savants, et d’être logé « avec eux chez M. A. de la Rive qui remplissait avec « distinction les fonctions de président.

« Dans la séance générale, Agassiz lit, sur la struc- « ture des nageoires des poissons, une communication « si brillante qu’elle provoqua de longs applaudisse- « ments partant surtout de la tribune occupée par les « dames de Genève. Au banquet, qui eut lieu aux Pà- « quis, à l’hôtel de la Navigation, Agassiz était d’une « gaîté toute juvénile; il porta avec entrain un toast « humoristique aux progrès des sciences en général « et en particulier à la Terre de Van Diemen, naguère « à l’état sauvage et où venait de paraître un journal « qui n’avait rien à envier à ceux de la vieille Europe.

« Dans les séances générales ou de sections, à

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