‹ Louis AgassizChapitre 175 sur 387 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

« jeunes gens, les étudiants, ceux qui avaient suivi « ses cours, regrettaient le professeur aimé non seu- « lement pour sa science, mais pour son affabilité, « sa bonté, le charme de sa parole, l’ardeur qu’il « savait inspirer; ils regrettaient aussi ce compagnon « de courses, gai, jovial, infatigable qui les initiait à « la connaissance de tous les objets de la nature et qui « savait les intéresser par ses récits, les expériences « qu’il provoquait, les recherches qu’il encourageait. »

Après s’être arrêté à Carlsruhe, il se rendit à Paris, où il fut reçu avec la plus grande cordialité par le monde scientifique. L’Académie lui décerna le prix Monthyon de physiologie, pour son ouvrage sur les « Poissons fossiles ». Il apprécia d’autant plus cette distinction que c’était la première fois que l’on signalait la haute portée de ces recherches pour la physiologie expérimentale; il pouvait en conclure qu’il avait réussi à donner une nouvelle direction et un caractère plus général aux études paléontologiques.

Agassiz passa quelques mois à Paris, employant son temps à activer la publication des « Nouvelles études ou Système glaciaire », son second ouvrage sur ce sujet. Les « Études sur les glaciers » contenaient le résumé des recherches scientifiques entreprises jusqu’en 1840 dans la région glaciaire des Alpes, ainsi que des résultats obtenus, y compris les propres travaux de l’auteur à cette date et son interprétation plus étendue des faits. Les « Nouvelles Études » étaient particulièrement consacrées aux investigations qu’il avait poursuivies avec ses compagnons sur un seul glacier; elles exposaient ses caractères géodésiques et topographiques, son hydrographie, sa structure inté-

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