‹ Louis AgassizChapitre 179 sur 387 · AGASSIZ A BOSTON · texte numérisé non relu

AGASSIZ A BOSTON

afin que vous ne soyez pas dans l’incertitude à cet égard. Je suis entièrement prêt à les donner; toutes les illustrations nécessaires sont terminées et, si je ne me trompe, elles doivent être maintenant entre vos mains. D’après ce que M. Lyell m’a communiqué, vous désireriez que mon cours ait lieu en octobre. Immédiatement après mon arrivée à Boston, je consacrerai tout mon temps à m’y préparer. Si toutefois une date plus éloignée vous convenait mieux, je n’aurais aucune objection à me conformer à vos désirs, puisque, passant l’hiver entier sur les bords de l’Atlantique, je serai toujours en mesure de me rendre à Boston en peu de temps. Avec votre approbation, je donnerai à mon cours le titre de « Conférences sur le plan de la création, spécialement en ce qui concerne le règne animal ».

Ce fut sous les auspices de cette institution qu’Agassiz se mit pour la première fois en rapport avec un auditoire américain. La réception enthousiaste que sa réputation de savant étranger lui valut se manifesta par un accueil affectueux, chaque fois qu’il paraissait à la tribune. Il trouva dans le directeur de l’institution, M. John-A. Lowell, un ami sur la sympathie et sur les sages conseils duquel il s’appuya pendant tout le reste de sa carrière. La réception cordiale qu’il lui fit, ainsi que sa nombreuse famille, le mit tout de suite à l’aise en pays étranger.

Jamais le talent d’Agassiz comme professeur et le charme de sa parole ne se révélèrent mieux que dans ce premier cours. Il parlait avec difficulté une langue que ses deux ou trois voyages en Angleterre n’avaient pas suffi à lui rendre familière, la plupart de ses connaissances comprenant et parlant le fran-

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