CHAPITRE XIV
de l’Institut, à moins qu’il ne se tue de travail, ou que sa propension à généraliser ne le fourvoie. Puis Gould, auteur d’une faune malacologique du Massachusetts, qui décrit maintenant les mollusques recueillis pendant le voyage du capitaine Wilkes. De Kay et Lea, dont nous connaissons depuis longtemps les noms et les ouvrages, sont, je crois, des hommes de détail. Je ne connais pas encore Holbrook personnellement. Pickering, zoologiste de l’expédition Wilkes, est un puits de science et je le crois le plus érudit des naturalistes d’ici. Haldeman connaît admirablement les gastéropodes fluviatiles de ce pays, sur lesquels il publie un ouvrage. Leconte, entomologiste critique, me paraît être au fait des travaux d’Europe; il s’occupe des articulés de l’expédition Wilkes, de concert avec Haldeman. Wyman, bon anatomiste, nommé récemment professeur à Cambridge, est l’auteur de plusieurs Mémoires sur l’organisation des poissons. Les botanistes sont moins nombreux; cependant Asa Gray et le D1' Torrey sont connus partout où l’on cultive l’étude du règne végétal. Gray, avec son zèle infatigable, gagnera
encore du terrain sur son compétiteur
Les minéralogistes et les géologues sont la catégorie la plus nombreuse des savants de ce pays. Le fait que presque tous les États ont leur corps de géologues officiels, a développé cette branche des études au détriment des autres et je crains même que cela ne porte préjudice à la science, car cette direction tout utilitaire des travaux des géologues américains les retiendra stationnaires, tandis que chez nous ces recherches prendront un caractère plus scientifique. Néanmoins, les géologues américains forment maintenant un contingent très respectable. Les noms de Charles T. Jackson, James Hall, Hitchcock, des deux frères Henry et William Rogers sont depuis longtemps bien connus des savants d’Europe. A la suite des géologues, je dois encore mentionner le Dr Morton de