‹ Louis AgassizChapitre 226 sur 387 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

une plus grande précision et je suis constamment obligé de recourir à mes fossiles pour m’éclairer sur les formes embryoniques que j’étudie, et, vice-versa, je dois consulter mes dessins embryologiques pour déchiffrer les fossiles avec plus de sécurité.

La proximité de la mer et la facilité que j’ai de visiter chaque partie de la côte sur un espace d’une vingtaine de degrés, me procurent des ressources inépuisables pour toute l’année, ressources dont je profite de plus en plus à mesure que le temps avance. D’un autre côté, l’abondance et l’état admirable de conservation des fossiles trouvés dans nos anciens dépôts, ainsi que la succession régulière des couches qui les contiennent, fournissent d’admirables matériaux pour cette étude comparative

Pendant l’été de 1851, la chaire de professeur au Collège médical de Charleston fut offerte à Agassiz. Elle lui convenait d’autant mieux qu’elle lui permettait de remplacer par des cours donnés aux étudiants, les conférences irrégulières et plus fatigantes auxquelles il devait recourir pour augmenter son faillie traitement et faire face à ses dépenses. En effet, ces conférences données à des auditoires mélangés, dans des localités plus ou moins éloignées, exigeaient des déplacements continuels qui interrompaient ses travaux et avaient déjà exercé une influence fâcheuse sur sa santé. La nouvelle chaire lui promettait une vie plus paisible, quoique non moins utile, et entrait du reste dans ses convenances, puisque les cours devaient être donnés en hiver, c’est-à-dire entre ceux de Cambridge de l’automne et du printemps.

Agassiz entra en fonctions à Charleston en décembre

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