‹ Louis AgassizChapitre 227 sur 387 · AGASSIZ, PROFESSEUR A CHARLESTON · texte numérisé non relu

AGASSIZ, PROFESSEUR A CHARLESTON

1851 et, grâce à l’obligeance de son amie, Mme Rutledge, qui mit sa maison de campagne à sa disposition, il eut bientôt établi un laboratoire sur l’ile de Sullivan, où les deux ou trois aides qu’il avait emmenés avec lui travaillaient à l’aise. La maison, si rapprochée de la mer qu’on y entendait le bruit des vagues, était située au bout de la longue grève de sable durci qui entoure l’ île sur une largeur de trois à quatre milles. 11 eut été difficile de trouver un endroit plus favorable pour un naturaliste; aussi Agassiz y passait-il tous ses moments de loisir avec sa petite troupe de collaborateurs. Les études qu’il y faisait l’intéressaient d’autant plus quelles se rattachaient à ses précédentes recherches, non seulement sur les poissons, mais encore sur les animaux inférieurs des côtes de la Nouvelle-Angleterre et des récifs de la Floride, ce qui le mettait en état de comparer les différentes faunes répandues le long de l’Atlantique sur toute la côte des États-Unis.

La lettre suivante nous fournit quelques renseignements sur ses travaux à cette époque :

Louis Agassiz au professeur James-D. Dana.

(Trad. de l'anglais.)

Charleston, le 26 janvier 1852.

Mon cher ami,

11 faut au moins que vous sachiez souvent combien je pense à vous sur ce rivage. Et comment pourrais-je taiie autrement quand, tous les jours, je trouve de nom eaux petits crustacés qui me rappellent 1 important omiage (pie vous préparez sur ce sujet.

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