‹ Louis AgassizChapitre 242 sur 387 · A.GASSIZ. SON ÉCOLE DE JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

A.GASSIZ. SON ÉCOLE DE JEUNES FILLES

« botanique, en donnant chaque jour, saut le samedi,

« sur l’un ou l’autre de ces sujets, une leçon qui « sera illustrée par des spécimens, des modèles, des « cartes et des dessins. »

Cette école, qui réussit au delà de toute espérance, lui assura des années heureuses et relativement paisibles ; les familles les plus en vue y envoyèrent leurs fdles et les revenus qu’elle procura permirent à Agassiz de faire face à ses dépenses scienti tiques et particulières et l’aidèrent à rembourser les dettes considérables qu’il avait contractées en Europe en publiant son grand ouvrage des « Poissons fossiles » et en se livrant à ses recherches sur les glaciers. Au bout de huit ans, lorsque la guerre de sécession vint bouleverser la société américaine, l’école fut fermée, mais il n’avait plus besoin de ce secours, l’Université avait augmenté son traitement et l’État du Massachusetts, ainsi que des particuliers, avaient fourni des fonds en faveur du musée qu’il organisait. L’ère des embarras financiers et des inquiétudes était définitivement close pour faire place à la sécurité et à la liberté si nécessaires aux travaux de l’esprit.

A aucune époque de sa vie, il n’eut un auditoire plus attentif, ni plus avide de s’instruire que les soixante ou soixante-dix jeunes tilles qui se réunissaient autour de lui à la fin de chaque matinée; jamais ses leçons ne furent mieux préparées, plus intéressantes, plus à la portée de chacun, ni d’une plus grande élévation de pensée. L’enseignement était pour lui chose si naturelle que ces leçons, loin de le fatiguer, lui procuraient une jouissance et un délassement. Il avait soin d’écarter les détails techniques

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