‹ Louis AgassizChapitre 244 sur 387 · AGASSIZ. SON ÉCOLE DE JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

AGASSIZ. SON ÉCOLE DE JEUNES FILLES

ainsi, loin de s’éteindre, comme c’est le cas si souvent, se perpétuèrent jusqu’à la mort d’Agassiz. Pendant bien des années, le dernier jeudi de juin, jour anniversaire de la lin des cours, ses anciennes élèves se réunissaient au musée de Cambridge pour témoigner leur affection à leur vieux professeur qui, de son côté, leur faisait part de ses travaux, de ses projets pour l’accroissement et l’arrangement des collections et terminait par une leçon dans le genre de celles qu’il avait autrefois données à l’école. La dernière de ces réunions eut lieu en 1873, quelques mois avant la mort d’Agassiz. Ses élèves, qui n’étaient plus des jeunes tilles, mais des mères de famille chargées de soins et de responsabilités, ayant appris qu’il avait grand besoin d’argent pour l’entretien des collections les plus récentes, avaient recueilli quatre mille cinquante dollars qu’elles lui présentèrent comme un témoignage de leur attachement, ainsi que de l’intérêt qu’elles prenaient à son œuvre et à l’établissement qu’il avait fondé. Sa lettre de remerciements, adressée à l’une de ces dames, mérite une place à la fin de ce chapitre :

« Peu de choses dans ma vie m’ont touché plus « profondément que le don que j’ai reçu cette se- « maine de mes anciennes élèves, et aucun témoi- « gnage de sympathie n’aurait pu m’être plus agréable. « J’emploierai ces fonds à la réalisation d’une idée « favorite qui me préoccupe depuis longtemps et dont « je me réserve exclusivement l’exécution, celle d’ar- « ranger au musée une collection spéciale montrant « en miniature toutes les relations qui existent entre « les animaux, travail que j’ai dû toujours renvoyer

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