ÉTATS-UNIS
« volume, je comptai que je pourrais placer cinq « cents exemplaires de cet ouvrage. Je lis paraître « mon prospectus et aujourd’hui j’ai dix-sept cents « souscripteurs. Que dites-vous d’un pareil nombre « pour un ouvrage qui doit coûter six cents trancs et « dont rien n’a encore paru, pas même un spéci- «. men ? Encore 11e snis-je pas au bout, car tous les « jours il m’arrive de nouveaux souscripteurs; ce « matin même, j’en ai reçu quatre de Californie ! Où « l’amour de la science ne va-t-il pas se nicher ! — »
Un peu plus tard, Agassiz écrit dans le même sens à Sir Charles Lyell :
* « Vous apprendrez sans doute avec plaisir que
« le premier volume de mes «Contributions totheNa- « tural History of the United-States », ouvrage qui coin- « prendra dix volumes in-quarto, est maintenant sous « presse et paraîtra cet été. J’espère qu il prouvera « que je n’ai pas été oisil pendant mes dix années de « silence. J’ai quelque inquiétude sur ce qu’on dira de « mon premier chapitre institulé : « Classification », « qui ne contient rien de ce que les zoologistes s’at- « tendraient généralement à trouver sous ce titre. La « souscription est merveilleuse. Imaginez-vous qu il « y a déjà deux mille et cent signatures avant l’appa- « rition des premières pages d’un ouvrage coûtant « cent vingt dollars ! Cela me met en état de réaliser « pour l’histoire naturelle ce que je n’aurais jamais « pensé pouvoir faire »
Cet ouvrage, tel qu’il avait été projeté à 1 origine, ne fut jamais achevé, par suite du mauvais état de la santé d’ Agassiz et des occupations pressantes que lui