‹ Louis AgassizChapitre 255 sur 387 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

« V iens avec moi, dit-elle, et nous voyagerons « dans des régions encore inexplorées, et nous lirons « ce qui n’a jamais été lu dans les œuvres de Dieu.

« Et 1 enfant s’en alla au loin, bien loin, avec la « nature, cette chère vieille nourrice, qui lui clian- « tait nuit et jour les harmonies de l’univers.

« Et quand le chemin lui semblait long ou que son « cœur commençait à faiblir, elle lui chantait une « chanson plus belle, ou lui contait une histoire plus « merveilleuse.

« Ainsi, elle le garda pendant qu’il était enfant; et « maintenant elle ne veut plus le laisser repartir,

« bien que parfois son cœur batte avec violence pour « le beau pays de Vaud,

« Bien que parfois aussi il entende dans ses rêves « le Ranz des vaches des anciens temps et le bruit « des torrents de la montagne qui tombent des gla- « ciers, clairs et froids.

« Et la mère à son foyer, s’écrie: Écoutez, j’entends « sa voix, et je souffre; il se fait tard et sombre, et « mon enfant ne revient pas. »

Malgré ses habitudes laborieuses, Agassiz était éminemment sociable et appréciait ce Club du samedi, dont la réputation s’est étendue au loin. Le Dr Holmes en fait la description suivante dans sa biographie d’Emerson, l’un des membres les plus assidus de ce club : « Au bout d’une des tables était assis Lonerfel- « low, paisible, bienveillant, n’élevant jamais la voix,

« causeur plus agréable que brillant, mais qu’on voyait « toujours avec plaisir et dont le silence même était « préférable à la conversation de beaucoup d’autres « personnes. A l’autre bout de la table se trouvait

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