AGASSIZ. LE CLUB DU SAMEDI
« Agassiz, robuste, sanguin, animé, parlant beaucoup « et riant comme un enfant. Un étranger qui eût « demandé quelles étaient les personnes assises au- « près d’eux, aurait entendu nommer Hawthorne, « Motley, Dana, Lowell, Whipple, le fameux matlié- « maticien Peirce, le juge Hoar, distingué au barreau « comme au Conseil, Dwight, le premier critique « musical de Boston, Sumner, le champion par excel- « lence de la liberté, Andrew, le grand ministre de « la guerre du Massachusetts, le D1’ Howe, le phi- « lanthrope, le peintre W. Hunt et d’autres encore « bien dignes de faire partie d’une telle société. » Pour compléter la liste, ajoutons le nom de Holmes lui-même, dont la présence contribuait pour beaucoup à donner au club sa réputation d’esprit et de sagesse. En si bonne compagnie, il était facile de s’oublier, et si Holmes a décrit le charme de ces réunions autour de la table, Lowell a raconté la promenade nocturne, lorsque, traversant le pont, il s’en retournait à pied à Cambridge avec Agassiz. En ne citant ici que des fragments, on risquerait de gâter cette scène paisible et d’interrompre l’agréable causerie des deux amis. Reproduisons cependant les derniers vers. « Enfin, arrivés là où notre chemin se « sépare : — Bonne nuit ! et avant que la distance « devienne trop grande, — De nouveau : Bonne nuit ! « Et maintenant trompé par mon oreille, — je crois « entendre encore celui qui ne m’entendra plus ja- « mais b »
Agassiz possédait à cette époque un petit labora-
1 Voir le poème composé à la mémoire d’Agassiz, par James- Russell Lowell.