‹ Louis AgassizChapitre 258 sur 387 · AGASSIZ A N AH AN T · texte numérisé non relu

AGASSIZ A N AH AN T

plaires en allant en petit bateau à un ou deux milles du rivage, soit pendant les heures chaudes et calmes, lorsque ces animaux montent à la surface de 1 eau, soit de nuit par une mer phosphorescente, alors qu’on peut être sûr de les trouver en abondance, puisqu’ils fournissent eux-mêmes une grande partie de cette lumière. Dans ces pêches, on retirait souvent des filets beaucoup de spécimens nouveaux et intéressants, outre ceux que l’on cherchait.

Agassiz s’était fait aussi parmi les pêcheurs beaucoup d’amis et d’aides, qui ne manquaient jamais de lui apporter tout ce qu’ils trouvaient de rare ou de remarquable; parfois même, oubliant leur propre intérêt, ils s’occupaient plus du laboratoire que du marché.

Ce genre de recherches n’était pas entièrement interrompu en hiver, Nahant et Cambridge n étant éloignés que d’environ quinze milles. A cette époque il écrivait à ses amis Holbrook :

« Vous pouvez difficilement vous imaginer quel « délicieux endroit Nahant est à présent pour moi. « En y allant de temps à autre pendant l’hiver, je « puis, sans interruption, suivre toute 1 année la crois- « sance de mes petits animaux marins. J ai là dans « ce moment de jeunes méduses bourgeonnant sur « leur polype nourricier, et j’espère les voir s en déta- « cher et prendre leur liberté dans peu de semaines. »

Après ces recherches, il s’occupa des raies et des requins pendant plusieurs années, et il a laissé sur ce sujet beaucoup de matériaux qui devaient former un des volumes des « Contributions », mais qui mal-

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