AGASSIZ. LETTRE DE R. OSVEN
cernent de notre science, et bien digne de votre grand nom, et depuis lors j’ai consacré tous mes moments de loisir à l’étudier.
La démonstration de l’unité de plan qui domine dans la diversité des modifications des Polypes, des Hydroïdes, des Acalèphes et des Echinodermes de votre groupe vraiment naturel des Radiés, est parfaite à mou avis, et j’ai la certitude que le dur et détestable nom de Cœlentérés, source essentielle d’erreur, sera banni définitivement d’une nomenclature zoologique durable et rationnelle.
Je profiterai des occasions qui se présenteront pour me rappeler à votre souvenir par les brochures que j’aurai le temps d’écrire. L’une d’elles vous initiera un peu aux luttes qui se livrent ici dans le but d’obtenir pour l’Angleterre un musée d’histoire naturelle digne de sa grandeur, de sa richesse, de l’étendue de ses colonies et de son commerce maritime. En ceci, vous êtes pour moi un précieux auxiliaire et j’ai cité les rapports de votre musée de zoologie comparée pour appuyer mes demandes au sujet de l’ampleur que doit avoir un tel établissement.
J’ai été bien aise d’apprendre par M. Bâtes que le Mégathérium n’avait pas coulé à fond, mais qu’il avait été sauvé et qu’il se trouvait probablement déjà dans votre musée de Cambridge. J’espère qu’il en est bien ainsi.
C’est toujours un grand plaisir pour moi de recevoir quelques lignes de vous, ou la visite d’un de vos amis. Nos amis Enniskillen et Egerton sont tous deux en bonne santé
Je reste toujours votre dévoué
Richard Owen.
Comme on l’a vu précédemment dans une lettre de Sir R. Murchison, Agassiz s’efforcait de temps à autre de donner à ses amis anglais des idées plus justes sur notre lutte nationale. La lettre qui provoqua