AGASSIZ. CONFÉRENCES POUR LE MUSEE
petites. Ces conférences réussirent parfaitement au point de vue pécuniaire et procurèrent de vraies jouissances à Agassiz qui, reçu partout avec cordialité, fut écouté par des auditeurs nombreux et enthousiastes; mais sous le rapport de sa santé et de ses recherches scientifiques, ce voyage n’eut qu’un médiocre résultat.
Agassiz n’avait alors (pie cinquante-six ans et pourtant sa forte constitution commençait à se ressentir d’un épuisement à peine justifié par son âge; aussi l’état de sa santé inspirait-il déjà de sérieuses inquiétudes à ses amis. Il revint très éprouvé et passa l’été à Nahant dont le climat lui était toujours salutaire, et où son laboratoire lui offrait les meilleures conditions de travail. Cette retraite avait cependant le défaut d’être trop accessible; il y était assailli, comme à Cambridge, par les trop nombreuses visites qu un homme aussi en vue est exposé à recevoir.
Nous voyons par ses lettres combien les intérêts du musée étaient présents à sa pensée, même pendant ses vacances. Il écrit à son beau-frère l.-G. Cary, établi à San Francisco et qui, depuis longtemps, était son aide le plus dévoué pour les collections des côtes du Pacifique.
Louis Agassiz à Thomas-G. Cary.
(Trnd. de l’anglais.)
Cambridge, 23 mars 1863.
Cher Thomas,
Ce que vous avez fait depuis des années pour contribuer à enrichir le musée de Cambridge, lui a permis de réaliser d’importants progrès dans tout ce qui concerne