AGASSIZ. MORT DE SA MERE
L’été de 1867 se passa très tranquillement à Nahant où Agassiz, entouré de ses objets d’étude et le microscope en main, reprit les occupations paisibles qui lui plaisaient le mieux. Toutefois, son extraordinaire et infatigable activité trouvait encore le temps de s’occuper de questions d’intérêt public. Consulté par le professeur Pierce, directeur du Coast Survey, sur des travaux à entreprendre dans le port de Boston, il lui adressa, sur ce sujet, une lettre très intéressante, mais trop longue et trop spéciale pour être reproduite ici.
Cette année se termina pour Agassiz par un profond chagrin. Dans les derniers temps, la santé de sa mère s’était gravement altérée, et au mois de novembre il reçut la nouvelle de sa mort. Quoique longtemps séparés, il n’y avait jamais eu la moindre interruption dans leurs rapports. Autant qu il lui était possible, il la tenait au courant de ses projets et de ses entreprises, et l’éloignement ne diminua point cette intimité, ni l’intérêt qu’elle prenait à ses travaux. On pourrait même dire que cette part de sollicitude et d’affection devint plus grande avec les années, et que cette mère excellente s’attacha aux relations de son tils en Amérique et à ses succès dans ce pays lointain avec autant de sympathie qu’elle en avait montré pour ses brillants débuts en Europe.
Agassiz lui-même, qui semblait avoir repris pendant quelque temps la vigueur de la jeunesse, tomba de nouveau malade au printemps suivant; une atïection du cœur l’obligea à suspendre tout travail pendant nombre de semaines.