‹ Louis AgassizChapitre 327 sur 387 · AGASSIZ. LETTRE DU PROF. ADAM SEDGWICK · texte numérisé non relu

AGASSIZ. LETTRE DU PROF. ADAM SEDGWICK

contré la première fois à Edimbourg, en 1834, l’année où j’avais été nommé chanoine, et ensuite à Dublin en 1835... C’est un grand plaisir pour moi, mon cher ami, de revoir à la lumière du souvenir ce beau jeune homme, ce visage aimable et d’entendre encore le son joyeux de votre douce et puissante voix, qui faisait tressaillir les vieux Écossais et les frappait d’étonnement quand vous rendiez la vie aux poissons de notre vieux grès rouge. Je dois me contenter des visions de ma mémoire et des sentiments qu’elle ravive dans mon cœur, car je n’aurai plus le bonheur de revoir vos traits dans ce monde. Mais laissez-moi espérer comme chrétien, que nous nous rencontrerons plus tard au ciel et que nous aurons alors de telles visions de la gloire de Dieu dans l’univers moral et matériel, que tout ce qui a été découvert par le génie de l’homme, ou révélé aux créatures de Dieu, ne nous apparaîtra plus que comme le grain de semence à côté de l’arbre. Je vous envoie la bénédiction d’un vieillard et reste votre ami affectionné,

Adam Sedgwick.

Au mois de novembre 4870, Agassiz se sentit assez bien pour revenir à Cambridge et il put reprendre ses cours avec autant de vigueur et de fraîcheur que jamais. Il paraissait si complètement rétabli que dans le courant de l’hiver, son ami le professeur Benjamin Peirce, directeur du Coast Survey, lui adressa la proposition suivante :

Le professeur Peirce à Louis Agassiz.

(Trad. de l’anglais.)

Bureau du Coast Survey, Washington, le 18 février 1871.

.... Avant hier, j’ai rencontré Sumner au Sénat; il m’a exprimé l’immense plaisir qu'il a eu en recevant une

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