‹ Louis AgassizChapitre 355 sur 387 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

neurs. Parmi les lettres qui l’attendaient à Santiago, il en trouva une qui lui causa une surprise particulièrement agréable; elle lui annonçait sa nomination de membre étranger de l’Institut de France. On sait que cette distinction n’est accordée qu’à huit personnes. Comme couronnement de son œuvre scientifique, un honneur pareil était bien fait pour réjouir Agassiz ; aussi écrivait-il peu après à l’empereur du Brésil qui avait pris un vif intérêt à cette nomination : « Cette distinction me fait d’autant plus de plaisir « qu’elle était inattendue. Malheureusement, c’est « d’ordinaire un brevet d’infirmité, ou tout au moins « de vieillesse, et pour ce qui me concerne, ce dite plôme ne s’adresse plus qu’à une maison croulante. «Je le regrette d’autant plus que je ne me suis « jamais senti plus de goût pour le travail, quoique « jamais le travail ne m’ait autant fatigué. »

De Santiago, Agassiz se rendit à Valparaiso, où il rejoignit le Hcissler. Les résultats scientifiques avaient été moins brillants sur mer que sur terre; on avait perdu le produit des dragages dans les grands fonds, par suite du mauvais état des appareils, dont les cordes étaient pourries. On réussit mieux cependant dans des eaux moins profondes, le long de la côte jusqu’au Callào.

De ce port, le Hcissler courut en pleine mer vers les Galapagos, où il arriva le 10 juin devant file Charles et toucha successivement aux îles Albemarle, James, Jarvis et Indefatigable. Agassiz jouit beaucoup de cette excursion dans un archipel offrant un si grand intérêt au point de vue géologique et zoologique. D’un caractère purement volcanique et de

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