CHAPITRE XXV
nées; il s’adressait donc à des esprits cultivés et 1 expérience était pour lui aussi imprévue qu’intéressante. Aujourd’hui ces écoles d’été pour les élèves avancés et particulièrement pour les instituteurs, ont pris place dans le système général d’éducation. Quoique l’école de Penikese n’ait pas survécu à son fondateur, elle revit néanmoins dans beaucoup d’établissements analogues installés sur la côte d’après les mêmes principes, ainsi que dans des écoles d’été où I on étudie à la campagne la botanique et la géologie. L’impulsion n’a pas été donnée en vain, puisqu’elle a renouvelé et vivilié les méthodes d’enseignement.
Outre les jeunes gens faisant partie de son corps d instituteurs, et les professeurs D1' B. -G. Wilder, de l’Université de Cornell, et A. -S. Packard, de l’Université de Brown, qui habitaient dans l’ile, Agassiz avait auprès de lui quelques-uns de ses plus anciens amis et collègues. Le comte dePourtalès surveillait les dragages, considérablement facilités par le yacht que M. Charles G. Galloupe avait donné à l’établissement et qui en complétait on ne peut mieux l’outillage, à la grande satisfaction d’ Agassiz.
Le professeur Arnold Guyot, son ancien camarade, puis son compagnon dans les excursions alpestres, vint aussi donner un cours à Penikese et y séjourna quelque temps. Ce fut là leur dernière rencontre dans
ce monde et ils prirent plaisir à se rappeler alors les souvenirs de leur jeunesse. Parfois, après les leçons, on se réunissait familièrement au coucher du soleil sur une petite colline, but favori de promenades. Là, toute la société se groupait autour îles deux vieux amis pour les entendre raconter leurs expéditions dans