‹ Louis AgassizChapitre 365 sur 387 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

germe, était une certaine surexcitation nerveuse qui ne faisait que donner plus de chaleur à son débit et trompait sur son état réel. Chaque effort était suivi d’une grande lassitude physique.

Il avait entrepris, dans V Atlantic Monthly , la publication d’une série d’articles sur 1’ « Évolution et la permanence des types ». Ils devaient renfermer l’expression de ses propres convictions sur les relations entre tous les êtres vivants, et exposer les derniers résultats des études qui l’avaient conduit à des conclusions si différentes des opinions scientifiques en faveur. Un seul de ces articles fut terminé et parut après sa mort. Ce fut là, pour ainsi dire, son testament scientifique, et la correction des épreuves de cet écrit fut son dernier travail. 11 y affirmait que la loi de l’évolution, dont il se déclarait dans un certain sens le partisan tout autant que ceux qui se donnaient le nom d’évolutionnistes, ne faisait que régler le développement en maintenant toujours le type dans des cercles fixes de croissance. Il insistait aussi sur le fait que cette loi n’agit que dans des limites définies et n’altère jamais les types fondamentaux dont chacun est en lui-même une unité structurale.

« Les métamorphoses mêmes, ajoutait-il, ont toute « la permanence et l’invariabilité des autres modes « de croissance embryonnaire, et on ne les a jamais « vues conduire à une transformation d’une espèce « en une autre. L’hérédité est une question extrè- « mement compliquée; elle agit souvent d’une ma- « nière en apparence toute capricieuse et fortuite.

« Les défauts et les qualités se perdent aussi bien « qu’ils s’acquièrent, et l’évolution se termine quel-

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