‹ Louis AgassizChapitre 367 sur 387 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

« lier le climat, nous en connaissons tous les effets, « bons ou mauvais, sur les êtres vivants ; néanmoins « rien n’est si étonnant dans la nature que la puis- « sance de résistance opposée par les types et les « espèces à ces conditions physiques, quelles qu’elles « soient. Des faits innombrables, empruntés aux do- « maines de la terre, de l’eau et de l’air, nous prou- « vent que des conditions physiques identiques ne « parviendront pas plus à transformer une espèce en « une autre, que des conditions toutes différentes ne « pourront influer sur leur multiplication. Voici seu- « lement ce que nous savons — et l’on est heureux de « quitter un moment le sable mouvant des hypothèses « pour mettre le pied sur un terrain solide — quels « que soient les moyens de conserver et de trans- « mettre les propriétés des êtres, les types primitifs,

« dès les plus anciennes périodes géologiques jusqu’à « nos jours, sont restés permanents et inaltérés à tra- « vers la longue succession des âges, au milieu de la « venue et de la disparition des genres, à travers la « mort d’une espèce et l’apparition d’une autre. Com- « ment ces types ont-ils d’abord apparu, comment les « espèces, qui les ont successivement représentés, se « sont-elles remplacées l’une l’autre? Voilà des ques- « tions vitales auxquelles on n’a encore donné aucune « réponse. Nous sommes aussi éloignés d’une solution « satisfaisante de ce problème que s’il n’avait jamais « été question des théories de l’évolution. »

Il exposait comme suit le plan et la conclusion de ces articles :

« J’espère prouver dans le travail que j’ai entrepris les trois propositions suivantes :

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