AGASSIZ. SES DERNIERS ÉCRITS
« 1° Si incomplètes que soient encore nos con- (c naissances en géologie, on y trouve cependant, sur « bien des points, une liaison assez solide pour perce mettre d’établir d’une manière certaine le caractère « de la succession ;
« 2° Puisque les spécimens des organismes les plus « parfaits et les plus délicats, ainsi que les formes « embryoniques de croissance de la nature la plus « fragile, se sont conservés dans les dépôts les plus « anciens, nous n’avons pas le droit d’en inférer la « disparition de types, parce que leur absence con- « trarie une théorie favorite;
« 3° Enfin, dans la succession géologique des ani- « maux, il n’y a aucune preuve que les espèces ac- « tuelles descendent directement des plus anciennes. »
C’est dans cet article que se trouve la phrase si souvent citée dès lors : « Tout fait naturel est aussi « sacré qu’un principe moral. Notre propre nature « exige que nous nous inclinions devant l’un comme « devant l’autre. »
Dans ces quelques mots, nous trouvons le secret • le toute la vie d’Agassiz. Pour lui, un fait naturel était sacré comme faisant partie d’une conception intellectuelle et vivante manifestée par l’histoire de la terre et des êtres qui l’habitent.
Le 2 décembre, il fut invité à une réunion du Comité d’agriculture du Massachusetts à Fitchburg, où il donna dans la soirée une conférence sur la structure et le développement des animaux domestiques. Ceux qui l’accompagnaient et qui connaissaient la dépression physique et intellectuelle contre laquelle il luttait. depuis des semaines, ne le virent