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en effet, l'intérêt « c’est le prix que sont obligés de payer, pour l’usage des capitaux, des instruments de travail, ceux qui ne possèdent pas » (L. Blanc. Organisat. du trav. dans Quest., t. IV, p. 201). On met ainsi obstacle à l’exercice de ce droit à la vie qui est pourtant un droit naturel d'où : illégitimité de l'intérêt et nécessité de la gratuité du crédit.
Cette question de gratuité du crédit n’est pas seulement financière, elle est politique. La non gratuité facilite la formation de corporations puissantes,basées sur l’argent, qui établiront leur domination sur les pauvres. Il ne saurait donc y avoir de place pour la liberté. Cette domination crée un danger non seulement pour la liberté mais encore pour la moralité du pays Get que dire lorsque cette association de quelques-uns contre tous, s’est constituée sur la puissance corruptrice de l'argent ? Ce n’est plus alors la liberté du peuple qui court le risque de périr, c’est sa vertu. Une nation que l'argent a longtemps gouvernée est une nation à moitié pervertie » (L. Blanc. Organisat. du tra. dans Quest., t. IV,p. 227-228.)
Est-il possible actuellement de rendre le crédit gratuit ? Non, à cause de la division des intérêts qui caractérise l’individualisme. Les particuliers qui prétent veulent avoir des sûretés réelles autres que les bras des travailleurs. Quant aux banques dont le rôle d'utilité est indéniable, puisqu'elles facilitent par