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Battu aux élections générales de 1814 dans le comté de Fichelieu pour avoir montré uu zèle trop ardeut, et suivant ses miliciens trop despotique, et surtout par l'opposition du seigneur Desbartzch, Bourdages fit peu de bruit sous Drummond, Sherbrooke et Richmond, Muis il reparait avec plus d'éclat peut-être sur la scéne politique, sous l'administration de lord Daïlhousie, à l’une des époques les plus mouvementées de notre histoire parlementaire. Il se présenta, et grâce, non seulement à sa grande réputation mais aussi à l'influence de M. L'gendre, ancien député, 11 fut élu aux élections de 1820, dans le beau comté d'Yamask 1 qui portait alors le nom barbare de Buckinghumshire.
Eu 1792, lors de la division du Bas-Canada en comtés, l'administrateur, le Major Claik nous avait graufié dus noms
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de comtés d'Angleterre où d'[rlaude “ sans aucun égard à la topographie, à la géographie ou à l'histoire du pays, non plus qu'à la langue de l’immense majorité de ses habitants, pour qui la plupart de ces noms devaient être non seulement burbares, mais eucore imprononçables.”” Gaspé, Richelieo, Montréal, St Maurice et Orléans étaient alcrs les seuls comtés qui portaient des noms français.
Bourdages reparaissait done au moment où la nationalité menacée avait besoin du concours intelligent et dévoué d’un patriote Comme lui, Les Jours sombres de l'administration de Craig allaient reparaître avec le noble lord Dalhousie dont la mission était de préparer les voies à l'union des deux Canadas. À la nouvelle des inachinatious perfites qui se tramaient contre Îles Canadiens-frauçais par l’Union du Iaut et du Bas-Canada, des asserubléus ‘nombreuses et coustitutionnelles eurent lien dans tous les comtés du Bas-Canada pour protester contre cette mesure, et des pétitions se couvrirent de milliers de signatures. La première graude assemblée des adversaires de l'Union eut lieu à Montréal, le 10 octobre 1822, sous la présidence de M. Louis Guy. Le principal orateur fut D. B. Viger, Un comité de dix-huit des plus influents d’entre les Canadiens fut nommé, Louis Bouriages en fit partie. Il était alors le chef, le leader de son parti dans la chambre d’ussemblée, et comme tel, les principales mesures législatives de cette époque émanent de lui, Il demanda le refus des subsides tant que le redressement des griefs dont se plaignait la chambre ne serait pas obtenu ; ileut le premier la pensée de demander l'abolition du Conseil Législatif et plus tard l'élection de s:8 membres, Mais nous auticipons sur les évènements,
MM. Neii-on et Papineau paitent, en 1822, pour aller porter en Angleterre les pétitions des Canadiens-français, couvertes de 60,000 signatures, contre le projet de l'Union. Il fallut alors procéder au choix d’un autre président de la chambre en remplacement de L. J, Papineau qui occupait ce poste élevé depuis 1815. MM. Bourdages, Viger, Taschereau et Vallières de St Réal furent proposés, Ce dernier fut élu,
Bourdages se montra l'adversaire aussi violent de lord
Dalhousie qu'il l'avait été pour Sir James Craig et tunna contre le prejet de l'Uuivn,
Ce fat à ses instances que dans la session de 1823 la chambre prit en considération l'administration de Sir Georges Prévost et nomma uu comité qui, dans son rapport, regretta que le don de £5,000 voté à Sir Georg's Prévost n'eût pu lui être présenté, L'acte de Commerce du Canada qui avait pour but le règlement des difficultés financières ertre les denx provinces fut aussi pris en considération et M. Bourdages proposa une série de résolutions réprobatrices contre cet acte et contre Lord Dalhousie,
MM. Vallières et Stuart les appuyèrent par des discours énergiques et véhéments, MM Papineau et Viger les combattirent, Le Canadian spectutor blâma ouvertement ces derniers pour avoir défendu Pacte de Commerce du Canada “# Nous sommes peinés d'observer que MM. Papineau et Viger ont défendu cet acte, M. Bourdiges a parlé sans crainte, avec l'indépendance qu'un député devait montrer, Nous n'avons pas vu les résolutions de M. Bourdages mais présumant qu'elles contiennent le principe avancé par M. lorateur (Vallières) et M. Stuart, nous sommes en mesure de dire qu’elles rencontrent plus les vues des sujets anglais que quelques-unes des doctrines du disccurs de M. Papineau.”
La faillite du receveur-général Caldwell permit à M. Papineau de faire, dans cette sessior, le discours le plus violent quieué encore été prononcé dans l'enceinte législative et dont la conclusion fut le refus de voter les subsides, M. Bourdages vota cependant pour l'octroi, ce qui prouve, dit un historien, que l'esprit de parti ne l’aveuglait point. Ce bill, qui diminuait de vingt cinq pour cent le salaire de tons les fonctionnaires du gouvernement, fut adopté à la maiorité d’une voix, celle de iorateur, M. Vallières.
Après avoir blâmé énergiquement l'administration de lord Dalhousie, Bourdages demrinda en l'honneur de sir Gevrges Prévost l'érection d’une statue équestre en fase de la maison du gouvernement, Ce gouverneur, le seul qui eût jusqu'a lors, avee Murray, rendu justice aux Canadiens, était parti au milieu des regrets de tout: la population qui laimait et
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5, le parlement, les citoyens s'étaient adressés au prince régent pour faire sa louange et affaibiir l'effet des accusations déloyales et injustes portées contre lui par sir James Lucas Yeo, Lorsque le peuple tout entier avait conservé le souvenir de sir Georges Prévost et le bénis. sait, lorsque tous les Canadiens ‘‘ lui décernaient une couronne civique ” comme s’exprimait M. le docteur Labrie, Bourdages obéissait donc à un sentiment patriotique en demandant une statue pour sir Georges Prévost,
Bourdages fut encore promoteur de l'établissement d'une nouvelle juridiction civile et criminelle dans la partie sud du district de Montréal. Ce projet utile, demandé avec instance par les électeurs de M. Bourdages, désiré de tons les habitants de toutes les paroisses du Richelieu, depuis Sorel jusqu'à Bélæil, et de tonces cell:s de l’Yumaska, avorta duant l'opposition de MM. Viger et Papinsan, Mis à éxécution, le bill de M, Bourdagas aurait fait de Saint-Denis où de Saint-Hyacinthe, qu'il proposait comme chef-lien du nou. veau district judiciaire qu'il voulait créer, un nouveau centre d'activité et d'industrie,
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Eu combattant cette proposition utile, on combattait la décentralisation judiciaire et l'amélioration de notre système du judicature si défectueux à cette époque. D'après les dé: bats rapportés, M. Viger dit: “qu'il était pénible de voir proposer à la chambre une mesure qui mettrait le sceau à la servitude du pays ; que partout où un semblable système était établi, il amenait à sa suite l'esclavage et la tyrannie ; il cita l’histoire ou l'exemple des natious de l’Europe, et particulièrement Bonaparte, qui, suivant lui, n'avait adopté un plan semblable à celui que proposait M. PBourdages, n'avait multiplié les juridictions que pour établir et maintenir le despotisme.”
Si l'on accorde à M. Bourdages ce qu'il demande, disait M. Papineau, toutes les sections du pays contenant une certaine population serout autorisées à demander une cour sédentaire ; un grand nowbre de juges seraient dangereux dans l’état de servitude où ils étaient placés, et quand on exigeait de tous les ofliciers publics la plus aveugle soumission aux vues du pouvoir, il ne fallaif deue pas les mu tiplier. [i pa-
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raît que devant ces raisons et ces arguments la chambre ne jugen pas à propos de s'occuper du biil de M. Bourdages et personne ne prit la peine de les réfuter, La proposition de M. Bourdages ue devait être mise à exécution que quarante aus plus tard.
La dissolution du parlement par lord Daïlhonsie, en mars 1827, parce que la chambre, sur proposition de M, Cuviilier, avait refusé de voter les subsides ; le discours violent qu'il avait prononcé, blâmant hantement et vertement Îles membres de la chambre d’assemblée et remerciant (lord Dalhonsie suit iei l'exemple de sir J, Craig) les efforts de ses fidèles conseillers législatifs, qu: étaient les seuls, d’après lui, anttués du désir du bien pubiie, avaient produit par tonte la province une agitation extraordinaire qui fut encore augmentée quelque temps après par l'adresse que Papineau, Cuvillier, Quesnel et Bourdages adressèrent au penple comme réponse au discours du gouverneur et comme justification de leur conduite, Les ïournanx fomentaient ce mécontentement universel contre l’adtministration de lord Dalhousie par leur approbation de la conduite du parëi canadien. “ Canadiers, disait l'An du peuple, on travaille à vous forger des chaînes ; il semble que l'on veuille vous anéantir, ou vons gouverner uvec un sceptre de fer, Vos libertés sont envahies, vos droits violés, vos privilèges abolis, vos réclamations méprisées, votre existence politique menacée d’une ruine totale,
“ Ou veut vous livrer pieds et poings liés à la fureur de l'hydre qui depuis longtemps désele votre province, et dont vous deviendrez infailliblement les victimes, si un autre Hercule ne s’empresse d'abattre ses têtes hideuses. Bientôt, vous ne serez plus un peuple, à moins que vous ne vous hatiez de vous montrer tel, Souvenez-vous de cette pensée d’un célèbre orateur : “ Les rois ne sont grands que parce que les peuples s'agenouillent devant eux,” Canadicns : voie que le temps est arrivé de déployer vos ressources, de montrer votre énergie, et de convaincre la mèrc-patiie et la horde qui, depuis un demi-siècle, vous tyrannise dans vos propres foyers, que si vous êtes snjets, vous n'êtes pas esclaves ” La Guzette de Québec, le Spectateur Canadien et la Minerve qui, dans le temps, se faisait gloire et honneur d’appartenir au
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