‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 123 sur 529 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

41. A quoi pourraient nous servir les multiples connaissances exterieures, si nous ignorons le centre qui les resume toutes ?

42. Le sage s’entretient avec Dieu et ne dispute avec personne.

« Comme ils sont beaux cependant et comme ils resplendissent, ceux qui se levent pour precher la verite de Dieu avant l’eclair foudroyant de la fin ! »

43. La grace, la perseverance et l’amour menent a la connaissance de toutes choses.

44. On commence par aimer ce qu’on possede et on finit par etre possede par ce qu’on aime.

45. Celui qui se fait obeir sans parler est digne du pouvoir, car il communique par le cceur et commande par l’esprit.

46. Tout ce qui n’est pas vivement ressenti, ardemment desire et anime par la foi, est nul et sans effet.

47. Le monde est un equilibre entre la vie et la mort, c’est l’expression du plus grand mystere visible.

48. Ainsi le bien et le mal forment la totalite qu’on ne peut nommer que par le silence.

« Il est vain d’essayer de lutter contre Satan, il vaut mieux prier pour sa conversion et pour la notre. »

49. La mort ressemble a l’immobilite des tenebres dans le froid.

La vie est comme le mouvement de la lumiere dans le chaud.

Le monde est un melange qui subsiste par le desir et par le changement dans l’eternite.

41’. Le feu qui anime l’Univers demeure cache dans la terre et resplendit dans le del.

42’. Celui qui re^oit Dieu dans son cceur, dans son esprit et dans son corps, est elu parmi les elus et il marche sur la mer des mondes.

43’. Il est difficile de voir et d’ entendre ce qui existe en soi-meme.

44’. L’accumulation du travail exterieur est une proie offerte au malheur. L’accumulation de l’amour interieur est un tresor qui sauve de la mort.

45’. Benis soient les maitres qui nous menent jusqu’a la racine secrete du feu. Leur memoire se perpetuera dans les cceurs reconnaissants.

46’. O feu coulant qui dissout et qui coagule, notre Seigneur fecondant !

47’. La nature est profondement enfouie dans la terre, et hautement placee dans le del ; mais il existe un lieu particulier ou elle est plus cachee et plus evidente que partout ailleurs.

48’. Il y a id une grande perdition pour les malins, mais aussi une grande recompense pour les cceurs simples et detaches.

49’. Celui qui a depouille le monde de son vetement d’illusion, sourit au bien supreme qui parait dans le centre de l’immensite mouvante de la vie.

« Et nul n’a ete violente, pas meme soi ! »

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