I. J. Breton, Nos peintres du siècle, p
nable. L’influence des citoyens Hazard, Gels et Thour, sur un groupe de cinquante juges ne risquait pas d’être dangereuse et l’opinion d’un illettré pouvait, en certains cas, présenter quelque intérêt. En fait, la majorité appartenait aux artistes, au nombre de trente (douze peintres, parmi lesquels Prud’hon, Fragonard et Gérard; huit sculpteurs, parmi lesquels Ramey et Ghaudet ; dix architectes et le graveur Dupré). Près d’eux siégeaient quatre écrivains et quatre savants — et l’on ne pouvait dénier à La Harpe ou à Monge le droit d’émettre un avis^ — deux acteurs, qui pouvaient faire sur la mimique des observations intéressantes, un marchand de tableaux, dont l’expérience pouvait avoir son prix. La présence de cinq hommes politiques et de trois sans-culottes ne pouvait guère vicier les opérations de ce jury qui, au reste, se montra très réservé et se conforma aux avis de Gérard et de Prud’hon.
David, cependant, surveillait l’installation du Muséum, signalait à la Gonvention les dégâts commis par les restaurateurs, faisait renouveler la commission nommée en 1792 qui avait montré peu de capacité. La nouvelle commission, aux travaux de laquelle il collabora, témoigna de plus d’activité, mais aussi d’un goût artistique intolérant.
Les mesurer décrétées sur les propositions de Lakanal et de M.-J. Ghénier pour la protection des monuments, des décisions prises par le Gomité de Salut Public en faveur du Louvre, les décrets de
La Famille de Michel Gérard Musée du Mans.
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