J. David, Davidy p
du chic. Et, certes, il doit être ravi le jour où il lit dans Casimir Delavigne que
David a ramené son siècle à la nature l.
Ne nous hâtons pas de le féliciter; à peine a-t-il payé ce tribut théorique à la vérité, qu’il s’empresse d’introduire des vues nouvelles qui en limitent singulièrement la portée ; l’artiste ne doit pas reproduire la nature sans discernement et sans choix ; il doit s’efforcer de la représenter dans sa plus grande beauté. Les objets et les êtres que la réalité lui présente sont imparfaits par quelque côté ; il doit éliminer ces imperfections.
C’est un beau idéal que l’artiste va fixer. Nous avions un instant touché terre ; nous voici engagés de nouveau dans la convention.
Ce beau idéal, quel est-il ? N’en demandons pas une définition à David, car il n’est pas assuré qu’il ait lui-même des vues bien ' claires à ce sujet. Il pense peut-être, avec Le Breton, que « le beau idéal, dont le modèle n’existe point dans la nature, est une création de l’artiste, mais n’est que la nature même, conçue dans sa plus grande perfection- ».
D’autre part, il applaudirait sans doute aux phrases solennelles de son ami Quatremère de Quincy : « L’artiste, abandonnant le stérile domaine de la réalité, où les hommes, les faits, les objets, se