J. David, David, p
tive, les principes essentiels de David et de son école.
Une pareille doctrine, prise dans son sens le plus profond, avait quelque chose de grand et pouvait devenir féconde. Il y avait de la dignité, si l’on avait reconnu la supériorité des anciens, à se mettre à leur école. (( Étudier avec soin par quelle route les Grecs sont parvenus à la perfection qui les distingue, les principes que suivaient et les moyens qu’employaient chez eux les artistes, et appliquer ensuite ces principes, ces moyens, à des sujets pris dans le monde moderne qui est le nôtre, dans la nature, telle qu’elle s’est développée depuis la renaissance de la civilisation en Europe^)), c’était un noble programme. C’était, à la fois, se préserver d’une indépendance ignorante et présomptueuse et sauvegarder à l’art moderne sa personnalité.
A pénétrer les sentiments du sculpteur grec, l’artiste lui aurait certainement emprunté des préceptes d’une vérité éternelle ; il se serait appliqué, non à imiter les Grecs du v® siècle, mais à dessiner comme l’eût pu faire Phidias, s’il était devenu, par miracle, son compatriote et son contemporain. Il aurait compris enfin que, pour vivifier la forme antique, il fallait y enfermer des « pensers nouveaux ».
Tout autre fut la conception de David ; il accepta la beauté antique comme un dogme auquel il était interdit de toucher sans sacrilège. C’est dans le sens