I. In ]. David, David, p
Praxitèle les colosses du Monte Cavallo et citait pêle-mêle, à l’occassion, les statues antiques de toutes les époques. Il croyait bien, dans ces fragments, distinguer les traces d’un génie romain plus compliqué, plus soucieux de vérité anatomique et d’un génie grec plus simple, et il s’imaginait, de bonne foi, avoir passé de l’imitation des Romains à celle des Grecs « En faisant les Horaces et le Brutiis^ disait-il à ses élèves, j’étais encore sous l’influence romaine... mais je veux faire du grec pur '. Peut-être, ajoutait-il, ai-je trop montré l’art anatomique dans mon tableau des Horaces ; dans celui-ci [les Sabines]^ je le cacherai avec plus d’adresse et de goût, ce tableau sera plus grec^. »
En réalité, les fragments antiques lui apparaissaient comme une sorte de répertoire de formes où, sans souci d’époques ni de styles, sans intelligence historique, il pillait à son aise. « Je me nourris les yeux, disait-il, de statues antiques, j’ai l’intention même d’en copier quelques-unes ^ » De fait, il ne s’interdisait pas de copier littéralement et David d’Angers l’avait vu imiter, de la tête de Galchas du vase de Médicis,latête du soldat qui, dans les Babines^ remet son sabre au fourreau h II poussait même la chose au point de choquer ses contemporains férus