I. In h David, David, p
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La composition une fois arrêtée, David en aborde l’exécution, et c’est le moment où ses erreurs théoriques pèsent le plus lourdement sur lui.
Persuadé de l’importance prépondérante du dessin, il ne se contente pas, après les cartons préliminaires, d’indiquer au crayon sur la toile les grands traits de sa composition, il la dessine complètement. Bien plus, pour être sûr de ne pas commettre de fautes, il dessine d’abord, nus, tous ses personnages, même ceux qui seront habillés par la suite. La toile ébauchée du Serment du Jeu de Paume (au Louvre) est un exemple célèbre de ce système. Enfin, quand le corps d’un de ses héros est partiellement caché aux yeux du spectateur par un autre personnage ou par un accessoire, il dessine néanmoins les parties masquées pour être sûr de l’accord des parties visibles. « Il est bien difficile, dit-il, de mettre bien ensemble des figures coupées sans faire auparavant un ensemble complet du mouvement général de la figure h »
Toutes ces opérations sont faites avec le concours du modèle; il ignore les lois de la perspective et il lui est impossible de faire de mémoire la moindre indication, le plus simple croquis d’une figure. Il professe, de plus, en toute occasion à ses élèves la parfaite sincérité dans l’imitation du modèle^. Quand