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2. Paillot de Montabert, Traité de la Peinture, t. VIII, p. 64-66.
DAVID
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il visite avec eux le Louvre, il leur souligne la différence entre les figures variées de Lesueur et les types uniformes et conventionnels de LebrunL II prend à partie ceux qui, entraînés par les habitudes de main, ne copient pas les particularités de Tindividu qui pose devant eux.
Scrupules excellents ; mais voici que s’interposent l’admiration des œuvres de l’antiquité et la théorie du Beau idéal. David lui-même, tout chef d’école qu’il est, en est désorienté : réaliste de tempérament, idéaliste par principe, il ne parvient pas à mettre d’accord, dans la pratique, deux tendances contradictoires : tantôt il copie le modèle et tantôt il copie un plâtre ; de là des disparates, sensibles surtout dans Léonidas, Mais, de toute façon, son œil est faussé. Habitué à contrôler les formes que la nature lui propose d’après un idéal qui le contrarie à chaque instant, malgré ses constants scrupules, il trahit sans cesse la vérité dont il se recommande ; mais, d’autre part, il n’a pris de l’antique que des recettes.
La contemplation, l’imitation des plâtres, dont il ne raisonne pas le système, lui imposent des manies de praticien. Le dessin perd toute saveur; sous prétexte de noblesse et de pureté, il affecte des prédilections outrées et des exclusions ridicules. Les mille particularités de chaque modèle disparaissent, le crayon les efface parce qu’elles nuisent à la régularité ; sous prétexte de science anatomique, il tend et raidit