‹ Louis de Clermont-Tonnerre, commandant de Zouaves, 1877-1918Chapitre 21 sur 28 · I.KS liKUNIEKS JOUUS · texte numérisé non relu

I.KS liKUNIEKS JOUUS

La crise vint.

Avec quel emporlemcnt et quelle brutalité d'orage, avec quelle furie passant en violence tout ce qui s'était vu, avec quel prodigieux orchestre de niachineiie, cherchant à porter la terreur, enfoncer le moral à cent kilomètres du front, faut-il le rappeler ici? Faut-il rappeler ces moments d'angoisse inégalée, ce drame des journées qui suivirent le 21 mars, dans le sentiment subit de l'immensité du |)éril et de la patrie en danger?

Ces nouvelles trouvent Clermont-Tonnerre sérieux, mais imperturbable. Il était toujours en Champagne, où l'on attendait le grand coup et commandait le régiment eu labsence du colonel eu [)ermission. Sa dernière

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lettre du 2i mars n'exprime qu'un calme inaltérable.

« Rien de neuf chez nous, temps exquis, moral épatant chez tous. Je ne peux pas croire que les travaux continuent longtemps. |

« Alors c'est un canon ? Je ne puis le croire. Quels drôles de types que ces Boches. Les Anglais tiendront-ils? Bertangles ??? — Mais que tout cela est peu de chose, comparé à l'avenir de notre pays qui est en jeu...

« Je suis prêt à être alerté d'une minute à l'autre. Et parfaitement tranquille aussi. J'ai été à la messe de bonne heure et j'ai demandé d'être à hauteur, si quelque chose arrive avant le retour de B... (le colonel). Alors je suis bien tranquille. »

L'alerte se produisit deux jours plus tard La division enlevée par camions le 25 mars si trouvajetée en vingt-quatre heures dans larégioi do Lassigny, à la disposition de la \\V armée Elle devait défendre nos anciennes position de 1914, sur la route Beuvraignes-Tilloloy, mai l'ennemi a dépassé cette ligne dans la matinée

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